Libye: Cameron, Obama et Sarkozy appellent au départ de Kadhafi

CRISE Les trois chefs d'État ont signé une tribune commune dans quatre journaux arabes, anglophones et français...

B.D. avec Reuters

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Le président français Nicolas Sarkozy et le Premier minstre David Cameron discutent derrière le président américain Barack Obama lors du sommet de l'Otan à Lisbonne, le 19 novembre 2010.
Le président français Nicolas Sarkozy et le Premier minstre David Cameron discutent derrière le président américain Barack Obama lors du sommet de l'Otan à Lisbonne, le 19 novembre 2010. — Daniel Ochea de Olza/AP/SIPA

Ils montent au créneau. Les chefs d'Etat de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis ont appelé de concert vendredi au départ du colonel Mouammar Kadhafi, déclarant qu'il était «impensable» d'imaginer que la Libye puisse avoir un avenir avec lui. Dans une tribune commune publiée dans plusieurs journaux, Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama soulignent que leurs trois pays «n'auront de cesse de mettre en oeuvre les résolutions du Conseil de sécurité pour que le peuple libyen puisse décider lui-même de son avenir».

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«Il ne s'agit pas d'évincer Kadhafi par la force», déclarent-ils à propos des opérations aériennes de la coalition contre les forces fidèles au dirigeant libyen, en faisant valoir que la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU leur donnait mandat de protéger les populations civiles. «C'est ce que nous faisons. Mais il est impossible d'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi», disent-ils.

Crainte de représailles

«Il est impensable que quelqu'un qui a voulu massacrer son propre peuple joue un rôle dans le futur gouvernement libyen. Les courageux habitants des villes qui ont fait face aux troupes qui les ont bombardées sans pitié seraient exposés à de terribles représailles si la communauté internationale acceptait une telle solution», ajoutent les chefs d'Etat.

La publication de cette tribune dans quatre journaux, anglophones, arabophones et francophones, intervient après une réunion ministérielle de l'Otan au cours de laquelle la France et la Grande-Bretagne, les deux chefs de file de la coalition qui opère dans le ciel libyen, ne sont pas parvenus à convaincre leurs partenaires d'engager des moyens supplémentaires