Côte d'Ivoire: Les forces de Gbagbo regagnent du terrain

MONDE Elles ont repris les quartiers du Plateau et de Cocody, selon l'ONU...

Avec Reuters

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Des forces fidèles à Laurent Gbagbo, le 5 avril 2011.
Des forces fidèles à Laurent Gbagbo, le 5 avril 2011. — L.GNAGO/REUTERS

Les forces fidèles à Laurent Gbagbo menaient une contre-offensive, vendredi soir. Elles ont repris le contrôle de zones clés comme les quartiers du Plateau et de Cocody, à Abidjan, selon l'ONU. Selon Alain Le Roy, secrétaire général adjoint de l'Onu chargé des opérations de maintien de la paix, elles ont profité de la trêve, mardi, pour préparer leur coup de force, notamment avec les armes lourdes qu'elles possèdent encore.

La force française pilonne les quartiers de Gbagbo

Dans la soirée, des hélicoptères français de la force Licorne ont pilonné le secteur de la résidence de Laurent Gbagbo, à Abidjan. Les témoins ont observé des hélicoptères français et ont entendu des explosions dans le quartier de Cocody, qui abrite la résidence de Gbagbo.

Un peu plus tôt, l'ambassade de France avait fait savoir que la résidence de l'ambassadeur, également située à Cocody, avait été atteinte par deux obus de mortier et une roquette tirés par des éléments fidèles à Gbagbo. Cette information a été aussitôt démentie par le porte-parole de Laurent Gbagbo en France, expliquant que «s'il y a des attaques contre l'ambassade, elles ne viennent pas des forces de Laurent Gbagbo».

La mission diplomatique ne fait état ni de victimes ni de dégâts. Il s'agit de la seconde attaque contre la résidence de l'ambassadeur en moins de 48 heures, précise l'ambassade.

Vers un processus de réconciliation nationale?

De son côté, Gbagbo serait retranché dans sa propre résidence, tout près de là, et refuse de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, qui a remporté le second tour de la présidentielle le 28 novembre dernier selon des résultats certifiés par les Nations unies.

Dans un entretien à 20minutes.fr, Joël N'guessan, porte-parole d'Alassane Ouattara, a appelé à une réconciliation nationale, tout en estimant que la Côte d'Ivoire ne «pouvait pas faire l'économie» d'un procès contre les responsables «ayant commis des crimes».