Côte d'Ivoire: Paris regroupe ses ressortissants

COTE D'IVOIRE Alors que la tension est de plus en plus vive dans le pays, notamment à Abidjan...

Faustine Vincent

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Des partisans du président sortant, Laurent Gbagbo, contrôlent un homme à proximité du palais présidentiel, hier à Abidjan.
Des partisans du président sortant, Laurent Gbagbo, contrôlent un homme à proximité du palais présidentiel, hier à Abidjan. — L. GNAGO / REUTERS

Après avoir pris le contrôle des trois quarts de la Côte d'Ivoire, les partisans d'Alassane Ouattara – reconnu vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la quasi-totalité de la communauté internationale – se sont heurtés ce week-end à une vive résistance à Abidjan. Les pro-Gbagbo ont défendu des positions autour du palais présidentiel, de la résidence du chef de l'Etat sortant et de la télévision nationale.

Vers un rapatriement?

Alors qu'un calme relatif semblait s'être installé à Abidjan dimanche soir, Nicolas Sarkozy, à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre et les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, «a décidé le regroupement sans délai de tous les ressortissants français d'Abidjan afin d'assurer leur protection». De son côté, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a expliqué qu'un éventuel rapatriement des Français de Côte d'Ivoire est une «question qui se pose et qui sera réglée dans les heures qui viennent». Environ 170 personnes ont déjà été acheminées soit à Dakar (Sénégal), soit à Lomé (Togo).

Par ailleurs, l'armée française, qui a reçu du renfort dimanche, a pris le contrôle de l'aéroport international d'Abidjan pour prendre la relève de la force de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci). Le camp Gbagbo l'a accusée d'agir «comme une armée d'occupation». «Nous croyions avoir affaire à une rébellion de Ouattara. En réalité, la Côte d'Ivoire est engagée dans une guerre contre l'armée française», a affirmé Alain Toussaint, conseiller de Laurent Gbgabo. Sur le plan humanitaire, la situation est préoccupante à Duékoué. La Croix-Rouge a annoncé que des violences avaient fait au moins 800 morts, le 29 mars. Les pro-Ouattara, montrés du doigt par un responsable de l'Onuci, ont rejeté toute responsabilité et réclamé une enquête internationale.

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