Japon: Le Premier ministre attendu dans la zone sinistrée

Reuters

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Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, se rendra demain samedi dans la région touchée par l'accident nucléaire des centrales de Fukushima-Daiichi, dans le nord-est de l'archipel. Le chef du gouvernement doit visiter un terrain de sports transformé en camp de base pour les militaires, pompiers et ingénieurs travaillant dans la zone évacuée, où ils tentent de refroidir les six réacteurs de la centrale et de contenir les effets nocifs de la radioactivité. Kan a évoqué une «longue bataille» pour mettre un terme à la crise nucléaire, qui entre dans sa quatrième semaine.

«Nous nous efforçons de stabiliser la situation», a déclaré le Premier ministre avant de partir. «Je suis convaincu qu'on y arrivera. Je ne sais pas combien de temps cela prendra», a-t-il reconnu. Le chef du gouvernement doit également visiter la ville côtière de Rikuzentakata, à une centaine de kilomètres au nord de Sendai, transformée en terrain vague jonché de boue et de débris par la vague géante le 11 mars.

L'évacuation des riverains de Fukushima, une mesure «à long terme»

Kan, dont la popularité était en berne avant même la catastrophe, veut découvrir de ses propres yeux l'étendue des opérations et tenter de regonfler le moral des travailleurs qui oeuvrent dans des conditions particulièrement dangereuses. Le secrétaire général du gouvernement, Yukio Edano, a prévenu un peu plus tôt vendredi que l'évacuation des riverains de la centrale nucléaire de Fukushima était une mesure «à long terme».

Plus de 70.000 personnes qui habitaient dans un rayon de 20 km ont été évacuées et 136.000 autres résidant entre 20 et 30 km ont été invitées à quitter les lieux ou à ne pas sortir de chez elles. Un retour à des conditions sâres autour de la centrale, située à 240 km au nord de Tokyo, pourrait prendre des années, voire des décennies. Le tremblement de terre et le tsunami qui ont ravagé le Japon ont causé la mort ou la disparition de 28.000 personnes. 172.400 personnes vivent toujours dans des abris et le coât total de la catastrophe pourrait dépasser les 300 milliards de dollars.