Bahreïn: 11 des 18 députés de l'opposition démissionnent

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Le Parlement bahreïni a accepté ce mardi la démission de 11 des 18 députés de l'opposition chiite, présentée en février pour dénoncer la violence contre les manifestants réclamant des réformes.

Selon l'agence officielle Bna, «le Parlement a accepté à l'unanimité la démission de 11 députés du bloc d'Al-Wefaq», le principal groupe de l'opposition chiite le mieux représenté au sein de la Chambre qui compte 40 élus au total.

Perte de l’immunité parlementaire

L'agence a ajouté que le Parlement avait décidé de reporter son vote sur la démission des sept autres députés d'Al-Wefaq, principal animateur d'un mouvement de protestation réclamant la fin du régime monarchique des Al-Khalifa.

Ce développement survient deux semaines après que les forces de sécurité bahreïnies eurent délogé les protestataires, en majorité des chiites, de la place de la Perle à Manama, épicentre de la contestation, où ils ont campé pendant un mois. Les 11 députés démissionnaires perdent ainsi leur immunité parlementaire, ce qui pourrait les exposer à d'éventuelles poursuites judiciaires.

15 chiites tués en un mois

Le bloc d'Al-Wefaq avait suspendu sa participation au Parlement le 15 février pour protester contre la violence policière dans des villages chiites où deux manifestants avaient été tués.

Les 18 députés d'Al-Wefaq ont ensuite présenté leur démission en bloc le 27 février alors que le bilan victimes de la violence policière eut atteint 7 tués.

Au moins 15 chiites bahreïnis ont été tués en un mois de protestations, selon un bilan d'Al-Wefaq.