La Libye en direct: Les terminaux pétroliers aux mains de la rébellion sont opérationnels

C.C. avec Reuters

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Les insurgés ont progressé lundi en direction de l'ouest et la ville natale de Mouammar Kadhafi, Syrte, mais à Misrata les forces du régime ont pénétré dans certain quartiers, au point que Tripoli affirme contrôler désormais la troisième ville de Libye.

Pendant ce temps, l'activité diplomatique a gagné en intensité à la veille de la réunion à Londres, ce mardi, des ministres des Affaires étrangères d'un «groupe de contact» sur la Libye, regroupant plus de 40 pays et organisations internationales. La Grande-Bretagne souhaite que cette réunion renforce la détermination de la communauté internationale à faire respecter deux résolutions adoptées par les Nations unies sur la Libye, cela face aux critiques de Moscou qui juge que les frappes de la coalition vont au-delà du mandat donné par l'Onu. Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, Barack Obama et David Cameron ont évoqué lundi soir la situation en Libye lors d'un entretien en visio-conférence.

Barack Obama cadre les enjeux et les limites de l'engagement américain

La France et la Grande-Bretagne avaient appelé dans la journée les partisans de Kadhafi à faire défection avant qu'il ne soit trop tard et à se joindre à un processus de transition démocratique en Libye. «Le régime actuel a perdu toute légitimité. Kadhafi doit donc partir immédiatement», écrivent le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron dans une déclaration commune. Quelques heures plus tard, le président Barack Obama prononçait une allocution télévisée pour cadrer les enjeux et les limites de l'engagement américain en Libye.

Les Etats-Unis, a-t-il souligné, s'efforceront de concert avec leurs alliés de hâter le joùr où Kadhafi quittera le pouvoir, mais ils ne chercheront pas à le renverser directement par la force. La passation de commandement des opérations des Etats-Unis à l'Otan se fera mercredi, a-t-il précisé d'autre part. Le Pentagone a annoncé lundi son intention de retirer progressivement certains de ses navires de guerre de la zone.