Révolte au Bahreïn: L'opposition accepte la médiation du Koweït

J.C. avec Reuters

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Le Wefaq, première formation de l'opposition chiite à Bahreïn, a accepté l'offre de médiation du Koweït dans la crise politique que traverse le royaume, a annoncé dimanche l'un de ses représentants. Les forces de l'ordre bahreïnies ont mis fin le 16 mars à un soulèvement essentiellement chiite qui a amené le roi à proclamer la loi martiale et à demander une aide militaire à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.

Selon Djassim Hussain, membre du Wefaq, le cheikh Al Sabah, émir du Koweït, a proposé de jouer le rôle d'intermédiaire entre l'opposition et la dynastie sunnite des Khalifa. «Nous saluons l'idée d'introduire un élément extérieur», a-t-il déclaré à Reuters. Sa formation n'a pas fixé de conditions à l'ouverture des discussions, mais la présence de forces étrangères à Bahreïn pourrait être un élément perturbateur, a-t-il précisé.

Le Wefaq et ses six alliés ont refusé cette semaine d'entamer des négociations aves les autorités tant qu'elles n'auront pas rappelé les forces de l'ordre déployées dans les rues de Manama et relâché les manifestants arrêtés. Ils exigent en outre la mise sur pied d'un comité élu chargé de réformer la constitution et la formation d'un nouveau gouvernement.

Selon le quotidien koweïtien Al Seyassah, une délégation du Wefaq est attendue dimanche dans l'émirat où ses membres doivent notamment rencontrer le président du Parlement, Djassem al Kharafi. Les chiites de Bahreïn, qui représentent plus de 60% de la population, se plaignent de discriminations en matière d'emploi, de services sociaux, des services publics et de logement. La plupart de leurs représentants militent pour l'instauration d'une monarchie constitutionnelle.