L'Estonie s'efforce de faire libérer ses touristes enlevés au Liban

OTAGES Un diplomate va aujourd'hui être envoyé de Bruxelles...

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Le ministre des Affaires étrangères estonien Urmas Paet lors d'une conférence de presse à Riga, le 9 avril 2010
Le ministre des Affaires étrangères estonien Urmas Paet lors d'une conférence de presse à Riga, le 9 avril 2010 — Ints Kalnins / Reuters

Le ministère estonien des Affaires étrangères s'efforce d'obtenir la libération des sept touristes estoniens partis en randonnée cycliste et enlevés mercredi au Liban, a-t-il annoncé ce jeudi matin.

L'Estonie, qui n'a pas d'ambassade au Liban, «va envoyer un diplomate aujourd'hui de Bruxelles au Liban», a indiqué ce jeudi à la presse le ministre des Affraires étrangères estonien Urmas Paet.

Une communication difficile

«Il n'y a eu aucun message de ceux qui ont enlevé les Estoniens au Liban», a-t-il précisé. «C'est une affaire délicate pour nous parce que la curiosité du public est grande mais nous ne pouvons pas discuter de tout en public», a-t-il ajouté.

Il a indiqué avoir pris contact avec les autorités libanaises qui ont promis de tout faire pour tenter de résoudre la crise. Le ministre a affirmé ne rien savoir des motivations des ravisseurs. «N'allons pas trop vite au-delà des évènements», a-t-il commenté, en réponse à une question concernant une éventuelle demande de rançon.

«Nous avons contacté les familles des sept personnes enlevées au Liban», a également annoncé le ministre, confirmant qu'il s'agissait de ressortissants estoniens.

Une randonnée qui a tourné au drame

«Ce sont tous des hommes, ils travaillent dans des secteurs différents et participaient ensemble à une randonnée touristique en vélo», a-t-il dit. Il a cependant refusé de préciser leur identité et leur âge.

L'un des touristes enlevés est Martin Metspalu, le fils de Andres Metspalu, le chef du département de biotechnologie à l'Université de Tartu (sud-est), selon la radio-télévision nationale estonienne. «Je n'ai pas de nouvelles de mon fils depuis mercredi midi. Il était parti faire une randonnée cycliste au Liban mais je ne sais pas avec qui», a indiqué Andres Metspalu, sur le site internet de la radio-télévision.

Un deuxième touriste, André Pukk, a été identifié par un de ses amis. «J'étais en contact avec lui il y a une semaine et demi, juste avant le début de leur voyage», a assuré sur une radio estonienne, Martin, dont le nom de famille n'a pas été révélé. «Le téléphone d'André a été débranché hier (mercredi) après-midi», a-t-il dit.

Un troisième cycliste, Jaan Jagomagi, a été identifié par son employeur, une société estonienne spécialisée dans les logiciels de géopositionnement, Regio.

Les enlèvements sont rares au Liban

Depuis la crise des otages occidentaux dans les années 1980, en pleine guerre civile (1975-1990) au Liban, les enlèvements de touristes étrangers sont très rares dans ce pays.

Au Liban, les sept cyclistes estoniens enlevés par des hommes armés dans la région de la Békaa, dans l'est du Liban, étaient activement recherchés ce jeudi, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'armée.

L'armée et la police ont établi des barrages dans la localité montagneuse de Kfarzabad et ses environs vers l'endroit où les hommes armés ont été vus se diriger après l'enlèvement, selon ce porte-parole.