François Fillon, hier à l'Assemblée.
François Fillon, hier à l'Assemblée. — R. DE LA MAUVINIERE / AP / SIPA

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L'Assemblée débat, mais ne vote pas

En France, un débat – sans vote – s'est tenu hier à l'Assemblée nationale sur l'intervention militaire en Libye, comme l'exige la Constitution. Le Premier ministre, François Fillon, a rév&eacut...

En France, un débat – sans vote – s'est tenu hier à l'Assemblée nationale sur l'intervention militaire en Libye, comme l'exige la Constitution. Le Premier ministre, François Fillon, a révélé que « dès le 4 mars, l'armée de l'air française avait débuté des missions de reconnaissance » en Libye.

« La tête de la croisade »
Il a rappelé que « nous ne conduisons pas une guerre contre la Libye, mais une opération de protection des populations civiles », et que « c'est au peuple libyen (...) de décider de son destin et de ses futurs dirigeants ». Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée, a tenu le même discours, avant d'être hué par la droite pour avoir critiqué les propos du ministre de l'Intérieur. La veille, Claude Guéant s'était félicité que Nicolas Sarkozy ait pris « la tête de la croisade » pour mobiliser en Libye.
Mais le consensus sur l'intervention était de mise, hormis Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes, qui a fustigé « une parodie de consultation démocratique alors que notre pays est déjà en guerre », et affirmé que la France devra « porter la responsabilité d'un échec ».faustine Vincent