Otages au Niger: Paris refuse de payer la rançon réclamée par Aqmi

TERRORISME Les otages sont retenus depuis septembre dernier...

M.P. avec Reuters

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AL-ANDALUS / TV GRAB / AFP

Au moins 90 millions d’euros. C’est la somme que demande Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) pour la libération de quatre Français enlevés en septembre 2010 au Niger et toujours otages, selon une source nigérienne proche de la médiation, révélée lundi par l’AFP.

La France ne négociera pas la libération des otages, a répliqué Alain Juppé, en début d’après-midi. A Bruxelles, Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, a déclaré: «Nous ne négocions pas sur cette base-là».  Des sources proches de la négociation ont évoqué lundi ce chiffre et le groupe nucléaire français Areva l'a confirmée.

Dans la nuit du 15 au 16 septembre dernier, sept personnes travaillant pour Areva et un de ses sous-traitants Satom, ont été enlevés par un groupe d’homme, à Arlit, dans le nord du Niger. Les cinq Français, le Togolais et le Malgache, travaillaient sur les mines d’uranium. En février dernier, la Française, le Togolais et le Malgache ont été libérés fin février par Aqmi. D’après les observateurs,  ces otages n’avaient que peu de valeur marchande pour les ravisseurs.