Haïti aux urnes pour élire un nouveau président

PRESIDENTIELLE Le chanteur Martelly et l'universitaire Manigat s'affrontent...

Avec Reuters

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Un supporter haïtien du candidat à la présidentielle Michel Martelly à Port-au-Prince, le 19 mars 2011.
Un supporter haïtien du candidat à la présidentielle Michel Martelly à Port-au-Prince, le 19 mars 2011. — REUTERS/Eduardo Munoz

Les Haïtiens sont appelés à élire un nouveau chef de l'Etat dimanche (un «prezidan», en créole), lors d'un scrutin dont la communauté internationale espère qu'il apportera la stabilité à ce pays dévasté par le séisme de janvier 2010.

Quelque 4,7 millions d'électeurs doivent choisir entre un nouveau venu sur la scène politique, le chanteur populaire Michel Martelly, 50 ans, et l'ancienne première dame Mirlande Manigat, 70 ans, professeur de droit et figure de l'opposition.

Le premier tour de la présidentielle, le 28 novembre dernier, avait été marqué par des accusations de fraude et des manifestations parfois émaillées de violences.

12.000 casques bleus

Les Nations unies, qui soutiennent ce scrutin, estiment que des améliorations effectuées entre les deux tours devraient permettre d'obtenir un résultat crédible et clair.

«C'est la première fois dans l'histoire haïtienne que nous aurons un second tour d'une élection. Je crois donc que le résultat de cette élection sera légitime et sera soutenu par la majorité du peuple haïtien. A lui seul, il constituera déjà un atout pour le prochain gouvernement», a déclaré Edmond Mulet, le chef de la Minustah, la mission de l'Onu en Haïti.

Les 12.000 casques bleus présents dans le pays aideront la police nationale haïtienne à assurer la protection des quelque 11.000 bureaux de vote disséminés à travers le pays. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé à un scrutin calme et transparent.

Aristide en trouble-fête

Le retour, vendredi à l'avant-veille du vote, de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, a été critiqué par l'Onu et les Etats-Unis, qui redoutent qu'il ne perturbe le vote.

L'ancien prêtre catholique, qui accuse Washington d'avoir soutenu le soulèvement qui l'a renversé en 2004, n'est toutefois pas candidat et son entourage assure qu'il se tiendra en dehors de la scène politique.