Le rapatriement de Français en provenance du Japon s'accélère

CATASTROPHE Deux avions affrétés par le gouvernement français se sont rendus sur place...

Corentin Chauvel

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L.BONAVENTURE / AFP

Alors que l’incertitude règne toujours sur le nord-est du Japon en raison des conséquences de la catastrophe nucléaire à Fukushima, les départs de Français sur place s’accélèrent. La région de Tokyo étant déconseillée, deux possibilités leur sont proposées par les autorités françaises.

«Il est fortement recommandé aux ressortissants français résidant dans la région du Kantô (mégalopole de Tokyo) et dont le nombre initial de 7.000 est aujourd'hui estimé à 3.000, de se déplacer vers le sud du pays ou de rentrer en France», indique ce jeudi le ministère des Affaires étrangères.

Deux avions gouvernementaux pour accompagner l’aide au retour

Pour les Français désirant quitter le pays, les autorités ont «mis à disposition deux avions gouvernementaux» pour les aider à quitter le pays, mais ceux-ci ne regagneront pas directement la France. «Un premier avion a quitté ce jeudi Tokyo pour Séoul (Corée du sud) avec 241 passagers à bord», précise le Quai d’Orsay.

Une deuxième opération d’«aide au retour» depuis Osaka sera organisée vendredi, mais cela «uniquement pour les Français installés habituellement dans la région du Kantô qui se seraient provisoirement rendus dans le Kansai suite aux événements en cours», précise l’ambassade de France au Japon. Pour bénéficier de ces vols, les Français sont invités à joindre celle-ci à l’adresse suivante: aideretour.tokyo-amba@diplomatie.gouv.fr.

Augmentation des rotations d’Air France

La ministre de  l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a souligné ce jeudi matin que les rotations d’Air France au départ de Tokyo et Osaka avaient augmenté (appareils de 470 places au lieu de 300) à destination de la France ou des autres grandes métropoles régionales asiatiques. «Toutes les demandes de départ sont satisfaites», a insisté la ministre, précisant qu’un certain nombre de personnes, pour la plupart binationales, ne souhaitaient pas quitter le pays.

«Par ailleurs, si aucun Français n'est signalé, à ce stade, parmi les victimes, notre poste s'efforce toujours de localiser et d'entrer en contact avec trois ressortissants français dans la zone de Miyagi-Ken», a indiqué le ministère des Affaires étrangères.