Hillary Clinton sur la place Tahrir au Caire

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La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a effectué une visite mercredi matin sur la place Tahrir au Caire, épicentre de la contestation populaire ayant conduit à la chute du président Hosni Moubarak, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Des dizaines de passants s'y sont rassemblés pour saluer la chef de la diplomatie américaine, l'un d'entre eux lui lançant «Bienvenue à Tahrir». «C'est bon de vous voir», a-t-elle répondu.

Des responsables égyptiens de l'ambassade américaine au Caire accompagnaient Hillary Clinton, lui racontant le déroulement des protestations ayant conduit à la chute le mois dernier d'Hosni Moubarak, un allié clé des Etats-Unis dans la région.

«Voir l'endroit où la révolution, qui a eu tant de signification pour le monde, a eu lieu est quelque chose d'extraordinaire pour moi», a-t-elle déclaré.

«C'est un beau rappel de la puissance (...) de l'aspiration universelle pour la liberté, les droits de l'Homme et la démocratie», a souligné Hillary Clinton, qui effectue sa première visite au Caire depuis la chute d'Hosni Moubarak.

Un vaste mouvement de contestation, lancé le 25 janvier en Egypte, a conduit le 11 février le président Moubarak, au pouvoir depuis 30 ans, à remettre le pouvoir à l'armée. Cette dernière a promis de mettre en place un système politique démocratique.

Les rassemblements avaient été marqués par des violences qui ont fait au moins 384 morts et 6.000 blessés.

Au premier jour de sa visite mardi, Hillary Clinton avait appelé l'Egypte à poursuivre ses efforts de démocratisation, promettant une aide économique américaine.

Mercredi, la chef de la diplomatie américaine doit s'entretenir avec le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées au pouvoir, et le Premier ministre Essam Charaf.

Cette visite intervient alors que les Egyptiens sont appelés aux urnes samedi pour un référendum pour réformer la Constitution, qui doit ouvrir la voie à des élections et au retour d'un pouvoir civil dans le pays.

Mais seule la puissante confrérie islamiste des Frères musulmans, le plus organisé des mouvements d'opposition, a appelé à voter «oui», les autres formations jugeant les amendements constitutionnels insuffisants.