L’otage français Bernard Planche relâché

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Il était retenu en otage en Irak depuis trentecinq jours. Bernard Planche, un ingénieur français de 52 ans, a été « retrouvé à l’occasion d’une opération de contrôle par des forces de la coalition » , samedi, selon le ministre des Affaires étrangères français, Philippe Douste- Blazy. Les ravisseurs auraient « pris la fuite à la vue des soldats [ d’un poste de contrôle] alors qu’ils tentaient apparemment de le transférer hors de la région d’Abou Ghraib ( à 30 km à l’ouest de Bagdad) » , selon une source irakienne. Recueilli en début d’après- midi, hier à Bagdad, par les services de l’ambassade de France, l’ingénieur devrait rentrer prochainement en France. A Paris, les autorités ont poussé un soupir de soulagement. Le président de la République s’est réjoui de « cet heureux dénouement » et a déclaré en avoir « informé personnellement » l a fille et le frère de Bernard Planche. Jacques Chirac a aussi remercié « les forces de la coalition qui ont permis cette libération et exprimé sa reconnaissance à tous ceux qui se sont mobilisés » , à Bagdad comme en France. Même réjouissance au Parti socialiste et au ministère de l’Intérieur. Mais ni la compagne de Bernard Planche, ni les autres membres de sa famille n’ont souhaité s’exprimer. Son frère et sa fille avaient appelé à sa libération dix jours plus tôt, sur la chaîne Al- Arabiya. Juste avant, ses ravisseurs, se présentant sous le nom du « Bataillon de la vigie pour l’Irak » , avaient menacé de le tuer si la France ne mettait pas fin à sa « présence illégitime en Irak » , dans une vidéo diffusée sur cette même chaîne. Faustine Vincent