Pas une larme du côté palestinien

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L’ambiance était à la fête hier dans les camps palestiniens, tandis qu’Ariel Sharon, leur ennemi de toujours, se trouvait dans le coma. De leur côté, les groupes armés Hamas et Djihad islamique ne cachaient pas leur joie. « Ce qui arrive à Ariel Sharon est une volonté divine réservée aux despotes et aux malfaisants », a indiqué hier le Hamas. Les leaders du Fatah, la principale formation palestinienne, souhaitaient eux que Sharon « disparaisse le plus vite possible », estimant qu’il était un « un criminel et un assassin », en référence aux massacres de Sabra et Chatila en 1982. Alors ministre de la défense, Ariel Sharon en avait été reconnu « indirectement responsable ». Les rescapés s’avouaient soulagés hier, même si l’avocat des victimes déplorait que le Premier ministre n’ait pas « goûté » à la prison. Les déclarations de sympathie de l’Autorité palestinienne envers Ariel Sharon tranchaient sur le climat général. Le chef de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a affirmé qu’il suivait avec une « grande inquiétude » l’évolution de son état de santé, mais a estimé que son sort n’entraînerait pas un report des législatives palestiniennes de janvier. Pour le Premier ministre, Ahmed Qoreï, sa disparition « laisserait un grand vide en Israël ». Saëb Erakat, principal négociateur palestinien, a estimé quant à lui qu’une disparition de Sharon bouleverserait la « donne » en Israël et risquait de provoquer une escalade des violences avec les Palestiniens. Alice de Comarmond