Libye: Les anti-Kadhafi en difficulté après la perte de Brega

TENSIONS Mais les insurgés assurent détenir encore Misrata...

J. R. avec Reuters

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Des rebelles anti-Kadhafi sur un véhicule, dans l'est de la Libye, le 12 mars 2011.
Des rebelles anti-Kadhafi sur un véhicule, dans l'est de la Libye, le 12 mars 2011. — AP Photo/Hussein Malla

«Le soulèvement c’est fini». Une nouvelle journée de heurts a opposé les forces armées pro-Kadhafi et les insurgés, tournant à la débâcle pour les anti-Kadhafi. Les forces gouvernementales libyennes ont pris le contrôle, dimanche, de la ville pétrolière stratégique de Brega, sur la route de Benghazi, fief des rebelles située dans l'est du pays.

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Cette nouvelle défaite réduit considérablement les fournitures énergétiques dont peuvent bénéficier les insurgés dans l'est du pays, après la perte de Ras Lanouf samedi.

Les informations divergent

Plus à l’ouest, Misrata reste la dernière ville à tenir tête aux forces loyalistes, après la chute en fin de semaine de Zaouïah. Selon les rebelles, l’attaque des troupes kadhafistes a semblé marquer le pas ce dimanche, en raison de mutinerie au sein de l’armée. Les insurgés affirment en effet qu’une trentaine de gouvernementaux les ont rejoints.

Une information démentie par Tripoli. L'armée encercle le centre de Misrata, elle est dans la ville. Les chefs de tribus discutent avec les rebelles pour qu'ils acceptent de se rendre», a déclaré le porte-parole du gouvernement. La télévision publique a également annoncé que les ports pétroliers étaient désormais sécurisés.

Difficile d’y voir clair dans la situation. Les journalistes n'ont pas accès à la ville et les informations qui en proviennent ne peuvent être vérifiées de source indépendante.

La Libye au centre des attentions

Les Occidentaux se sont félicités de l’appel de la Ligue arabe, samedi. L’organisation entend décréter une zone d’exclusion aérienne dans le ciel libyen. Décision qui enfreint de manière «inacceptable» la charte de la Ligue, selon Tripoli.

La Maison Blanche a ainsi évoqué un «pas important» qui va accroître la pression sur le régime. Même réaction à Londres. Le Quai d’Orsay a également salué cet appel, précisant que cette décision «démontre la volonté de la communauté internationale d’assurer la protection de la population civile en Libye (…)» Lundi, la réunion ministérielle du G8 sera d’ailleurs l’occasion d’évoquer la situation en Libye.