Séisme au Japon: «J'ai cru que tout allait s'effondrer»

TEMOIGNAGES Des Français expatriés racontent sur 20minutes.fr comment ils ont vécu les événements...

C. F.

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Des personnes patientent dans les rue du quartier d'affaires de Tokyo après avoir été évacuées, le 11 mars 2011.
Des personnes patientent dans les rue du quartier d'affaires de Tokyo après avoir été évacuées, le 11 mars 2011. — T. HANAI / REUTERS

Les témoignages affluent depuis le Japon, qui a connu son plus violent séisme depuis 140 ans. Plusieurs internautes de 20minutes.fr, expatriés à Tokyo pour la plupart, racontent comment eux-mêmes, et leurs collègues japonais, plus aguerris à ce genre de situation, ont vécu les événements.

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«Tout le monde au bureau a vraiment pensé y passer!, explique Kei, qui travaille au 9e étage d’un vieux building vieux de 40 ans. Même mon meilleur pote japonais de 26 ans en a perdu son sang-froid, alors que c'est quelqu'un qui n'a jamais élevé la voix depuis que je le connais!»

«Tout est si calme»

Mathieu indique également que même «[ses] collègues japonais ont (eu) très peur et affirment n'en avoir jamais ressenti un séisme si fort ici».

Stéphane, du bureau PSA à Tokyo, pour qui «ce n'est pas le premier (séisme)» au Japon, a bien «cru que tout allait, un moment donné, s'effondrer. (…) Tout le monde est sorti dehors. Les enfants sont restés au lycée franco-japonais, attendant leurs parents mais les transports sont bouclés et les embouteillages nombreux». Selon lui, «les répliques ont été nombreuses et elles durent encore».

Sur Twitter, Joakim donne un aperçu de l’ambiance: «Une atmosphère surréaliste de fin du monde règne à Tokyo. J'attends avec des milliers de Japonais dans un parc, tout est si calme», raconte .

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Téléphone coupé

«Nous avons compris que nous étions face à un gros séisme», renchérit Jordy, également expatrié à Tokyo, «en train de travailler quand l'immeuble (3e étage) a commencé à trembler». Dans ce cas, «immédiatement, on ouvre les fenêtres et les portes, on saisit de quoi se protéger la tête, puis on attend la fin de la secousse, on saisit le package d'urgence (trousse de secours, etc...) et on sort».

Difficiles de rassurer ou de contacter les proches. «Une bonne partie de Tokyo est privée d'électricité (...) Les téléphones sont hors service (fixe comme portable), et nous faisons notre possible pour contacter les amis et la famille vivant dans la zone la plus durement touchée», ajoute-t-il.

En guise de témoignage, une internaute poste quant à elle une vidéo sur YouTube du magasin dans lequel elle se trouvait à Yokohama :