George W. Bush en 2006 : good luck !

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New york (états-unis) De notre correspondant George W. Bush arrive très affaibli à l’aube de sa sixième année de mandat. L’année 2005 aura été pour lui une longue série de revers qui risquent de peser lourd alors que d’importantes élections au Congrès auront lieu en novembre prochain. n Irak Une majorité d’Américains désapprouve désormais la façon dont leur président a géré la question irakienne. Ils sont 55 % (sondage Gallup de décembre) à ne plus croire que cette invasion faisait partie de la guerre contre le terrorisme, argument central de l’administration Bush. n Cyclone Katrina La gestion calamiteuse de la catastrophe a choqué toute l’Amérique, mais plus encore la communauté noire, qui soupçonne que le racisme latent a joué un rôle dans la lenteur des secours. Résultat, en quelques jours de crise, les longs efforts du parti républicain pour courtiser les électeurs noirs ont été balayés. n Sécurité sociale C’est la grande défaite politique de Bush. Malgré des mois de tournée dans tout le pays, il n’a pas réussi à imposer la réforme du système de retraites qui était pourtant annoncée comme le projet majeur de son second mandat. Une autre réforme promise, celle des impôts, a aussi été remise à plus tard. n Scandales Plusieurs affaires ont secoué les républicains en 2005, dont les prisons secrètes de la CIA en Europe et les écoutes illégales. Mais le pire est sans doute à venir. Le lobbyiste Jack Abramoff, accusé de corruption, a accepté mardi de plaider coupable et donc de collaborer avec la justice. On tremble chez les élus républicains, qu’Abramoff aurait copieusement arrosés. Emmanuel Saint-Martin

les chiffres 43 % C’est le taux moyen d’opinions favorables à Bush dans les derniers sondages de décembre. Soit une légère augmentation après la chute continue tout au long de l’année (jusqu’à 37% en novembre). 49 % des Américains voudraient voir les démocrates gagner les élections de novembre, 38 % soutiennent les républicains. 9 Nombre de sièges que les démocrates doivent gagner en novembre pour espérer reconquérir le Sénat. Un exploit que la quasi-totalité des experts juge aujourd’hui impossible.