Revivez les événements de la journée de samedi dans le monde arabe: La France ferme son ambassade en Libye

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23h: Ce direct est désormais terminé, retrouvez plus d'informations sur la révolte dans le monde arabe demain sur 20minutes.fr.
22h47: A Bahreïn, l'opposition rejette le remaniement ministériel
Le roi de Bahreïn Hamad ben Issa Al-Khalifa a nommé samedi trois nouveaux ministres à des postes clefs dans les domaines sociaux, mais ce remaniement a été rejeté par l'opposition qui demande la démission du gouvernement. Le roi a également annoncé la réduction de 25 % des remboursement des crédits immobiliers pour 30.000 foyers, selon l'agence officelles BNA.
22h15: Obama veut que Kadhafi quitte le pouvoir
Kadhafi doit quitter le pouvoir immédiatement en Libye, a déclaré samedi le président américain Barack Obama lors d'un entretien téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel. «Le président a déclaré que lorsque le seul moyen de rester au pouvoir pour un dirigeant consistait à exercer une violence massive contre son propre peuple, il avait perdu la légitimité pour gouverner et devait faire ce qui est juste pour son pays en se retirant immédiatement», a déclaré la Maison blanche.
Barack Obama et Angela Merkel ont convenu que le gouvernement de Mouammar Kadhafi «doit être tenu responsable» de la situation en Libye, où le régime tente de mater par la force un soulèvement populaire.
22h: La France ferme son ambassade en Libye
«En raison de la dégradation des conditions de sécurité en Libye, l'ambassade de France à Tripoli suspend temporairement ses activités à compter de ce jour», écrit le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. «Un vol spécial de l'armée de l'air a rapatrié aujourd'hui de Libye un total de 122 personnes, parmi lesquelles 28 ressortissants français et 94 étrangers tiers. Dans ce total figure le personnel de notre ambassade, y compris l'ambassadeur», ajoute le Quai d'Orsay.
Des Français ont choisi de rester en Libye, souligne le ministère sans en préciser le nombre.
21h38: Un gouvernement provisoire en Libye?
L'ancien ministre libyen de la Justice Moustafa Mohamed Aboud Adjleïl a dirigé la formation d'un gouvernement provisoire, basé à Benghazi, dans l'est de la Libye, a rapporté samedi le journal libyen Kourina sur son site internet. Cet ancien ministre, qui a démissionné en raison de la répression du soulèvement contre Mouammar Kadhafi, affirme que la tribu du dirigeant libyen est pardonnée et que ce dernier porte seul la responsabilité «des crimes qui ont été commis". «Aboud Adjleïl a insisté sur l'unité du territoire national et sur le fait que la Libye est libre et que sa capitale est Tripoli», poursuit Kourina à la suite d'un entretien téléphonique avec l'ancien ministre.
20h30: Trois morts à Tunis après des affrontements entre police et manifestants
Trois personnes sont mortes dans les affrontements samedi entre manifestants et forces de l'ordre en plein centre de Tunis, a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Selon ce communiqué, «trois personnes ont trouvé la mort parmi les douze qui ont été blessées lors de ces heurts et qui ont été transférées dans un hôpital pour y être soignées». L'utilisation du terme «personne» laisse entendre qu'il s'agit de manifestants.
20h10: L'ambassade de Grande-Bretagne fermée en Libye
La Grande-Bretagne a annoncé samedi la fermeture provisoire de son ambassade en Libye et le départ de son personnel diplomatique en raison de la détérioration de la situation dans ce pays. Deux avions de transport militaire britanniques ont en outre évacué plus de 150 civils dans le désert libyen, a ajouté le gouvernement britannique.
Des centaines de Britanniques travaillant dans le secteur pétrolier sont bloqués dans des camps en Libye alors que le pays est en proie à une insurrection populaire contre le régime de Mouammar Kadhafi.
19h20: Saïf Kadhafi n'exclut pas une guerre civile
Saïf al Islam Kadhafi, l'un des fils du colonel Mouammar Kadhafi, a déclaré samedi que tous les scénarios étaient possibles en Libye, y compris une guerre civile. «Ce que la nation libyenne vit aujourd'hui a ouvert la porte à toutes les options, et les signes d'une guerre civile et d'ingérence étrangère sont désormais visibles», a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Al Arabiya.  «Un accord doit être conclu parce que le peuple (libyen) n'a aucun avenir s'il ne parvient pas à s'entendre sur un nouveau programme».
17h20: Remaniement ministériel au Bahreïn
Le roi de Bahreïn Hamad ben Issa Al-Khalifa a procédé samedi à un remaniement ministériel et changé les attributions de cinq de ses ministres tout en les gardant au gouvernement, a annoncé l'agence officiel BNA. L'opposition bahreïnie déplorait samedi l'absence de dialogue avec le gouvernement tandis que les protestataires continuent d'exiger le départ de la famille royale des Al-Khalifa.
Le «dialogue national» censé sortir Bahreïn de la crise où il est plongé depuis près de deux semaines n'a pas encore commencé, ont annoncé à l'AFP des élus de l'opposition, qui attendent des «clarifications» du gouvernement.
16h26: Les forces de l'ordre dispersent une manifestation à Tunis
Les forces de l'ordre ont dispersé samedi une nouvelle manifestation devant le ministère de l'Intérieur, en plein centre de Tunis, alors que l'exode des personnes fuyant les violences en Libye s'amplifie, laissant craindre une crise humanitaire à la frontière tunisienne. Un important dispositif policier a rapidement dispersé les quelque 300 manifestants anti-gouvernementaux réunis devant le ministère en plein coeur de Tunis en faisant usage de gaz lacrymogènes.
16h: L'opposition déplore le manque de dialogue au Bahreïn
L'opposition bahreïnie a déploré samedi l'absence de dialogue avec le gouvernement en dépit des promesses du pouvoir tandis que les protestataires continuent d'exiger le départ de la famille royale des Al-Khalifa.
Le «dialogue national» censé sortir Bahreïn de la crise où il est plongé depuis près de deux semaines n'a pas encore commencé, ont annoncé à l'AFP des élus de l'opposition, qui attendent des «clarifications» du gouvernement.
15h40: L'Algérie envoie un bateau en Libye pour évacuer les Algériens présents dans le pays et menacés par les violences
15h30: Manifestation à Londres
Des manifestants se sont réunis devant l'ambassade de Libye à Londres pour réclamer le départ de Mouammar Kadhafi
14h50: L'UE veut agir vite
Les Européens ont convenu de la nécessité d'agir rapidement face à la situation en Libye, a déclaré samedi le porte-parole de David Cameron, Premier ministre britannique. «Un accord clair s'est dégagé pour juger totalement inacceptables les agissements du régime libyen et estimer que sa brutalité et ses actes d'intimidation ne doivent pas être tolérés», a ajouté ce porte-parole. Ces dernières 24 heures, le chef du gouvernement britannique a évoqué la crise libyenne séparément avec ses homologue allemand, italien et turc. «Il (David Cameron) a convenu avec ses interlocuteurs de la nécessité d'agir dans l'urgence par le biais de l'Union européenne et des Nations unies, y compris en décidant une série de sanctions énergiques ciblant directement le régime».
14h30:  Le Corriere della Sera rapporte que ces deux dernières années, l'Italie a vendu pour plusieurs millions d'euros de matériel militaire à la Libye. Pour rappel, la Libye est une ancienne colonie italienne.
14h23: L'UE veut renvoyer Kadhafi «là d'où il vient»
L'Union européenne, qui s'apprête à annoncer des sanctions à l'encontre des autorités libyennes, devrait renvoyer Mouammar Kadhafi «là d'où il vient», estime Catherine Ashton dans une libre-opinion publiée samedi dans le quotidien The International Herald Tribune. «Son attitude révoltante de ces derniers jours exige que nous le renvoyons là d'où il vient», écrit la haute représentante de l'Union européenne.

14h15: La Chine annonce avoir évacué 16.000 de ses ressortissants, rapportent les médias chinois.
13h32: Les banques rouvrent à Benghazi
L'envoyé spécial de BFM TV rapporte que la vie commence à reprendre son cours à Benghazi, ville où a débuté la révolte contre le régime de Kadhafi. Preuve en est: les banques sont de nouveau ouvertes depuis ce samedi.
13h30: Et si les responsables libyens de l'attentat contre le CD-10 d'UTA étaient arrêtés?
C'est l'hypothèse émise ce samedi matin par l'ex juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière.  «Qu'est-ce qui les protégeait? C'était Kadhafi, la tribu, et probablement un certain nombre de pays autour qui estimaient qu'il n'était pas politiquement opportun d'exécuter ces mandats d'arrêt. Mais aujourd'hui le système Kadhafi est au ban des nations» et «Kadhafi risque d'être poursuivi pour crimes contre l'humanité par une instance judiciaire internationale», a-t-il souligné sur Europe 1.
13h20: Un avion turc a avacué un groupe de 21 Rwandais à Istanbul, rapporte l'agence turque Anatolya.
12h40:  Silvio Berlusconi, qui connaît bien Mouammar Kadhafi, a assuré samedi à Rome que le Colonel «ne contrôle plus la situation en Libye».
12h20: D'après l'envoyé spécial d'i-Télé, des tirs ont été entendus à Tripoli ce samedi, où les insurgés gagnent du terrain.
12h00: Le fils de Kadhafi parle de négociations avec les opposants
Petit retour sur les événements de la nuit passée. Saïf al Islam, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a minimiser vendredi soir l'ampleur des combats contre les opposants libyens qui ont pris le contrôle d'une grande partie du pays, et il a dit s'attendre à des cessez-le-feu négociés dans deux villes d'ici samedi. Affirmant que les violences étaient limitées à deux villes de l'Ouest, Misrata et Zahouiya, le fils Kadhafi a qualifié de «mensonges» les informations de presse selon lesquelles l'armée bombardait des civils ou faisait appel à des mercenaires. «Ces informations nous font rire, a-t-il dit. En dehors de Misrata et de Zahouiya, tout est calme (...) Des négociations sont en cours et nous sommes optimistes.»

Mouammar Kadhafi tombera-t-il ce week-end? Le guide de la révolution libyenne ne semble plus contrôler la Libye et même à Tripoli, son fief, les opposants avancent.

Au niveau international, les Etats-Unis ont pris vendredi des sanctions unilatérales contre le Colonel Kadhafi en promulguant par décret-loi le gel des avoirs du clan Kadhafi. Selon Washington, le gouvernement libyen continue «de violer les droits de l'homme».

Passible de crimes contre l'humanité?

Un projet de résolution de l'Onu estime que les violences commises contre des civils en Libye pourraient constituer des «crimes contre l'humanité» justifiant des poursuites de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye.   

Navi Pillay, haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, s'est prononcée en faveur d'une intervention internationale pour faire cesser les massacres. Selon elle, des milliers de personnes risquent encore de mourir ou d'être blessées dans les violences exercées contre les manifestants anti-gouvernementaux.