Groupes ethnico-religieux et forces politiques au Liban

20minutes.fr

— 

La majorité parlementaire antisyrienne, menée par Saad Hariri, fils de l'ancien Premier ministre assassiné, a estimé que les nouvelles dispositions du Hezbollah et d'Amal à discuter du sort du président Lahoud signifiait que ces partis ne considèrent plus comme un tabou son maintien à la tête de l'Etat.
La majorité parlementaire antisyrienne, menée par Saad Hariri, fils de l'ancien Premier ministre assassiné, a estimé que les nouvelles dispositions du Hezbollah et d'Amal à discuter du sort du président Lahoud signifiait que ces partis ne considèrent plus comme un tabou son maintien à la tête de l'Etat. — AFP

Le Liban compte environ 4,5 millions d’habitants, dont 3,7 millions de Libanais. 250000 réfugiés palestiniens répartis dans quatorze camps et 450000 travailleurs syriens vivent également sur le territoire.

La principale religion est l’islam pratiquée par 59,7% de la population :
-800.000 chiites vivent essentiellement dans le sud du pays et au nord de la plaine de la Bekaa
-720000 sunnites sont prédominants à Beyrouth, au Liban nord, dans le sud de la plaine de la Bekaa et dans le port de Saïda, chef-lieu du Liban-sud
-350000 Druzes
-10000 Alaouites

Les chrétiens représentent 41% de la population (800000 maronites, 350000 grecs-orthodoxes, 250000 grecs catholiques melkites, 150000 arméniens orthodoxes, 100000 arméniens catholiques, 25000 protestants, 10000 coptes, 10000 chaldéens catholiques, 10000 catholiques romains).

La vie politique libanaise se structure selon l’opposition ou le soutien au régime syrien. Dans le camp des anti-syriens, le Sunnite Saad Hariri, fils de l’ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri et leader du Courant du futur, coalition victorieuse aux dernières législatives de 2005. Outre ses partisans sunnites modérés, Saad Hariri fédère des opposants anti-syriens chrétiens et de gauche.
Autre grande figure anti-syrienne, le leader druze Walid Joumblatt, chef du parti socialiste progressiste et figure historique reconnue au-delà de sa petite communauté.

De retour sur la scène politique libanaise après 15 ans d’exil, le général anti-syrien Michel Aoun a fait alliance, lui, aux dernières élections avec Soleimane Frangié, allié chrétien de la Syrie et ancien ministre de l’Intérieur. Plus récemment, il a annoncé une « coopération » avec le Hezbollah, fondée sur un « document d’entente » qui se veut l’embryon d’un dialogue national entre chrétiens et musulmans. Autant de raisons pour laquelle le camp anti-syrien l’accuse de trahison.

Côté pro-syrien, les deux partis chiites sont les principaux soutiens au régime de Damas : Amal est une milice créée en 1975 par l’imam Moussa Sader et proche de l’Iran, et le Hezbollah, le « parti de Dieu », constitue un mouvement islamiste radical reconnu terroriste par les Etats-Unis et dont l’Onu demande le désarmement dans sa résolution 1559.