L'avocat de Florence Cassez se dit «désespéré»

RÉACTIONS elon Frank Berton, la réaction du Mexique est «incompréhensible»...

B.D.

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Le dossier Florence Cassez, la Française de 34 ans condamnée en appel au Mexique à 60 ans de prison pour des enlèvements, est devenu un dossier "éminemment politique", pour l'avocat français de Florence, Franck Berton, mercredi à Lille.
Le dossier Florence Cassez, la Française de 34 ans condamnée en appel au Mexique à 60 ans de prison pour des enlèvements, est devenu un dossier "éminemment politique", pour l'avocat français de Florence, Franck Berton, mercredi à Lille. — Denis Charlet AFP

Après l'annonce par le gouvernement mexicain de son retrait de l'organisation de l'année du Mexique en France, en raison des déclarations du président Nicolas Sarkozy sur l'affaire Florence Cassez, les réactions ne se sont pas faites attendre.

L'avocat de la Française, Frank Berton s'est ainsi dit ce mardi matin sur ITélé «désespéré». Selon lui, la réaction du Mexique est «incompréhensible». Les autorités du pays ont en effet indiqué qu'elles n'avaient aucune intention de transférer Florence Cassez en France.

Romero «très inquiet et abasourdi»

Sur France Info, Jean-Luc Romero, conseiller régional PS d’Ile-de-France et président du comité de soutien à Florence Cassez, s'est pour sa part dit «très inquiet et abasourdi» par la réaction du Mexique. «Ce qui me choque le plus, c'est le refus de transfèrement. La Convention de Strasbourg, qu'a signée le Mexique, aurait dû permettre déjà depuis longtemps à Florence Cassez de venir purger sa peine en France.» Le socialiste a également souligné le risque «d’éventuelles rétorsions» pour la détenue au Mexique.

Serge Grouard, le député-maire d’Orléans, qui fait parti du comité de soutien de Florence Cassez, a parlé d'«acharnement» contre la Française, toujours sur France Info, et appelé à l'«annulation pure et simple» de l'année du Mexique en France. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a de son côté estimé que la décision du Mexique était «une façon de prendre en otage la culture». «A partir du moment où ce n'est plus une affaire de culture uniquement mais une affaire d'Etat, c'est à l'Etat de décider ce qu'il doit faire et donc au président de la République de dire ce qu'il en est», a-t-il dit sur France Info.