Le président serbe demande l'ouverture d'une enquête pénale internationale concernant le Kosovo

Avec Reuters

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Le président serbe Boris Tadic a demandé mercredi le lancement d'une enquête pénale internationale sur les crimes imputés aux indépendantistes albanais du Kosovo, à l'instar de celles menées par le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a adopté mardi à Strasbourg un rapport accusant l'actuel Premier ministre du Kosovo Hashim Thaçi et des membres de son entourage d'être à la tête d'un réseau criminel qui aurait notamment prélevé des organes sur des prisonniers serbes et kosovars.

La Serbie reste soumise à forte pression internationale, et notamment de l'Union européenne, pour coopérer avec le TPIY en contribuant à l'arrestation des derniers criminels de guerre recherchés par celui-ci, dont Ratko Mladic, l'ancien chef de guerre des Serbes de Bosnie. Le président serbe a implicitement suggéré la création d'un tribunal pénal international ad hoc sous l'égide des Nations unies ou la prolongation du mandat de l'actuel TPIY.

Le rapport du sénateur suisse Dick Marty sur un possible trafic d'organes au Kosovo affirme que les faits se seraient poursuivis jusqu'à nos jours, principalement en territoire albanais, et concerneraient d'autres crimes tels que trafic de drogue ou trafic d'êtres humains. Il accuse également la communauté internationale d'avoir fermé les yeux sur cette situation par «pragmatisme».