« liquider » le terrorisme

lucie soullier

— 

Dmitri Medvedev, lors de sa visite à l'hôpital Sklifosovsky, hier.
Dmitri Medvedev, lors de sa visite à l'hôpital Sklifosovsky, hier. — V. RODIONOV / AP / SIPA

« Un inévitable châtiment. » Selon Vladimir Poutine, le Premier ministre, c'est ce qui attend les auteurs de l'attentat ayant fait, lundi, 35 morts et plus de 150 blessés, à l'aéroport moscovite Domodedovo. Le président Dmitri Medvedev veut, quant à lui, que « leurs repaires » soient « liquidés ». Le pouvoir répond donc au terrorisme par le renforcement de la politique sécuritaire.

L'échec du tout sécuritaire
Réclamant une liste de responsables à limoger, Medvedev a vivement critiqué la direction de l'aéroport. « Un moyen de déplacer le problème, explique Catherine Durandin, historienne et auteur de Que veut la Russie ? (François Bourin Editeur), et de minimiser leur échec dans le Caucase du Nord. » La plupart des experts estiment en effet que le terrorisme islamiste découle de la politique du tout sécuritaire menée par le gouvernement. « Le choix de la guerre pour lutter contre les séparatistes tchétchènes, avec les exactions commises par les troupes russes, a nourri puis radicalisé la résistance », précise Isabelle Facon, de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). A l'approche des élections de 2012, la fréquence des attentats peut-elle jouer contre les hommes au pouvoir ? Pas vraiment. Les mesures sécuritaires rassurent. Et, dans l'opinion, le couple Poutine-Medvedev reste populaire.