Le Hezbollah installe son candidat

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Les partisans de Saad Hariri ont manifesté hier au Liban (ici à Tripoli ).
Les partisans de Saad Hariri ont manifesté hier au Liban (ici à Tripoli ). — M. AZAKIR / REUTERS

Sans grande surprise, c'est Najib Mikati, le candidat pressenti, qui a été chargé hier par le président Michel Sleimane de former le futur gouvernement du Liban. Considéré comme proche du Hezbollah, le puissant parti chiite, à l'origine de la chute du gouvernement de Saad Hariri, la nomination de Mikati, un milliardaire qui a fait fortune dans les télécoms, est loin de faire consensus au pays du Cèdre. Des milliers de partisans de Saad Hariri ont manifesté parfois violemment hier, dans plusieurs villes.
Le nouveau Premier ministre, qui doit commencer ses consultations demain, devra s'attaquer à l'épineux problème du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), à l'origine de la crise politique qui secoue le pays. Pour le Hezbollah, qui s'attend à être mis en cause dans l'acte d'accusation, le gouvernement doit cesser toute coopération avec l'institution. Mais ce n'est ni l'avis de la France, ni celui de l'ONU.A. Le G.