Les évènements en Tunisie en direct ce vendredi: Donné pour mort, le neveu de l'épouse Ben Ali, est finalement vivant

Avec Reuters

— 

Manifestation devant le siège du RCD, le parti de l'ancien président Ben Ali, à Tunis le 20 janvier 2011.
Manifestation devant le siège du RCD, le parti de l'ancien président Ben Ali, à Tunis le 20 janvier 2011. — Finbarr O'Reilly/REUTERS
Ce live est désormais terminé, merci de l'avoir suivi sur 20minutes.fr. Retrouvez la synthèse des événements de ce vendredi en cliquant ici.
19h47: Retour de la Tunisie sur les marchés obligataires cette année
La Tunisie réfléchit à la possibilité de recourir aux marchés obligataires internationaux cette année dans l'attente d'un relèvement de sa notation, tandis que l'échéance de 2014 pour la convertibilité totale de sa monnaie, le dinar, pourrait être reportée, a annoncé ce  vendredi la banque centrale du pays. La Tunisie avait prévu d'emprunter environ 3,8 milliards de dinars (1,970 milliard d'euros) en 2011 afin de combler son déficit budgétaire et rembourser 2,3 milliards de dinars de dette publique. La Tunisie, peuplée de 10 millions d'habitants, dépend largement des revenus du tourisme et des exportations de produits manufacturés vers les pays européens.
17h55: Vivant, Imed Trabelsi est interrogé par la police tunisienne
D'après RFI, le ministre tunisien de l'Intérieur a déclaré ce vendredi «que Imed Trabelsi, neveu de l'épouse du président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali, donné pour mort la semaine dernière, est vivant». «Il est interrogé par la police», a ajouté le ministre, cité par la radio.

17h35 : Le ministre de l’Enseignement supérieur bousculé
La manifestation a été pacifique dans les rues de Tunis ce vendredi mais le ministre de l’Enseignement supérieur Ahmed Ibrahim a été bousculé devant les bureaux du Premier ministre. Les manifestants protestaient contre la présence de ce représentant de l’opposition au sein du gouvernement.
17h30: Manifestation de soutien au peuple tunisien samedi à Lyon
D'après Télé Lyon Métropole, le cortège partira à 14h de la place Bellecour et passera notamment devant le consulat général de Tunisie en France.
16h55: Yves Lecoq, victime collatérale du clan Ben Ali
Rue89 raconte la déconvenue du l’imitateur officiant aux Guignols de l’info. Après quatre ans de tractation, Yves Lecoq acquiert une villa, à Hammamet, en 2009. Seulement, quand il cherche à y entrer, des policiers l’en empêchent et l’emmènent au poste. Là, il apprend que la villa mitoyenne de la sienne appartient à Mohamed Sakher El Materi, un gendre de Ben Ali.
Quand il finit enfin par rentrer dans sa maison, il est réveillé dans la nuit par…des rugissements de lions appartenant à son voisin. Lequel lui interdit de bâtir une clôture. Yves Lecoq obtempère, craignant des représailles. Lassé, il finit par vendre sa maison à Mohamed Sakher El Materi en 2010.
«La télévision tunisienne disait ces jours-ci que je pourrais la récupérer», raconte l’imitateur à Rue89. «Mais c'est un bien mal acquis, acheté avec de l'argent qui l'est aussi… Donc je ne sais pas si ce sera possible», conclut-il.
16h26: Taoufik Ben Brick : «Je suis le père légitime de la révolution»
D’ores et déjà candidat à la présidentielle tunisienne, l’écrivain Taoukif Ben Brik a déclaré dans une interview donnée au Nouvel Observateur être «le prophète de (la) révolte». «J’ai prédit l’histoire de la Tunisie à travers mes livres» ajoute t-il, précisant que ses écrits étaient «prémonitoires». «Je suis le symbole pré-historique de cette opposition à Ben Ali. Je suis le père légitime de la révolution, le Montaigne, La Boétie de la Tunisie» insiste t-il.
15h56: Petit florilège des déclarations des dirigeants français sur le régime Ben Ali
Lors de ses 23 ans de règne, l'ex-président Ben Ali n'a pas reçu que des critiques sur son régime, loin de là. De François Mitterrand à Nicolas Sarkozy, en passant par Jacques Chirac et Lionel Jospin, leurs déclarations sont à retrouver en cliquant ici.
15h: Manifestation pacifique à Tunis
Malgré le début de trois jours de deuil national, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans le calme ce vendredi sur l'avenue Habib Bourguiba, principale artère de la capitale. «Nous n'accepterons pas ce gouvernement, nous ne l'accepterons jamais», scandait la foule sous l'oeil attentif de la police.
13h38: Un audit de l'Internet tunisien
«La situation est plus compliquée que prévue, des techniciens liés à Ben Ali, avaient accès à l'infrastructure Internet», tempère Slim Amamou, qui précise qu'«il faudra faire auditer l'infrastructure par des experts en sécurité informatique».
13h28: La censure peu à peu éradiquée de la Toile tunisienne
Sur son compte Twitter, le blogueur et secrétaire d'Etat chargé de la Jeunesse, Slim Amamou rend compte d'une réunion au ministère de l'Intérieur au sujet de la censure sur le réseau Internet tunisien, en vigueur sous le régime Ben Ali. Selon lui, des directives vont être lancées afin de le «décensurer». «Il reste des sites censurés à cause de la loi tunisienne, notemment les sites pornographiques, on va avoir un mandat de justice pour ça probablement lundi», explique Slim Amamou.
13h05: Les voyages touristiques en Tunisie suspendus jusqu'au 31 janvier
L'Association des tour-opérateurs français a annoncé ce vendredi matin que les départs vers la Tunisie étaient suspendus jusqu'au 31 janvier.
12h33: Le journaliste et opposant Taoufik Ben Brik candidat à la présidentielle
Le journaliste tunisien Taoukif Ben Brik, opposant acharné au régime de Ben Ali, sera candidat à l'élection présidentielle prévue d'ici six mois en Tunisie, a-t-il annoncé vendredi à l'AFP.
11h15: Des salariés manifestent contre leur patron.
Devant Tunisie telecom, comme hier, mais aussi Tunisair, des salaréis manifestent. Ils exigent le départ de leur PDG, nommé par l'ancien pouvoir, selon notre envoyée spéciale à Tunis.
10h57: «L'Histoire a basculé en quelques heures»
Interrogée sur Europe 1, la Franco-tunisienne Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération des Ligues des Droits de l’homme, revient sur les derniers évènements en Tunisie: «L'Histoire a basculé en quelques heures. Cela met fin à 23 ans de népotisme. Ça a été un grand moment». Selon elle, «la démocratie est en marche. (...) Les débats se déroulent partout. Depuis l'indépendance, on n'a jamais vécu une telle liberté».
10h08: Les salariés de l'entreprise publique de transports réclament le départ du directeur
Après ceux de Tunisie Telecom, c'est au tour des salariés de l'entreprise publique de transports de réclamer le départ de leur PDG, selon notre journaliste sur place.

Après la tempête, le calme? La Tunisie observe en tout cas à partir de ce vendredi trois jours de deuil en hommage aux dizaines d'émeutiers tués durant le mois de manifestations ayant provoqué la chute du régime de Ben Ali.

>> Revivez les évènements de jeudi en cliquant ici

Le dernier bilan, annoncé lundi, est de 78 morts au moins, la plupart tués par des balles policières. Selon le haut commissaire des Nations unies aux Droits de l'homme, Navi Pillay, les émeutes ont fait une centaine de morts. Après cette période de deuil national, annoncée jeudi par la télévision publique à l'issue du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement, les Tunisiens vont progressivement retrouver une vie normale: les écoles et les universités, fermées le 10 janvier, quatre jours avant le départ du président Zine Ben Ali, doivent rouvrir lundi.

Les évènements sportifs, tous annulés depuis la semaine dernière, pourront «très bientôt» avoir lieu, a dit à la presse Mohamed Aloulou, nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports.

Dissolution du comité central du RCD

Le gouvernement d'union nationale a décidé de reconnaître l'ensemble des mouvements politiques interdits et de décréter une amnistie pour tous les prisonniers politiques.

Les manifestations continuent néanmoins pour exiger la fin de l'emprise du RCD, l'ancien parti au pouvoir, sur la vie politique. Les protestataires réclament que les ministres ayant officié sous Ben Ali quittent le gouvernement transitoire.

Face à la pression de la rue, les autorités ont annoncé jeudi la dissolution du comité central du Rassemblement constitutionnel démocratique et un ministre lié à l'ancien pouvoir a présenté sa démission.

L'armée pour maintenir l'ordre

Selon la télévision, les ministres RCD vont rester au gouvernement mais ont tous renoncé à leurs fonction au sein du parti, comme l'avaient déjà fait le président par intérim, Fouad Mebazaa, et le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi.

Les violences et pillages ont diminué depuis les jours de chaos qui ont succédé au départ précipité de Ben Ali. La police ayant perdu tout crédit dans l'opinion pour avoir réprimé sévèrement les manifestations avant la fuite du président, le gouvernement s'appuie désormais sur l'armée pour maintenir l'ordre.