Liban: Le Hezbollah ne veut pas de Hariri comme Premier ministre

POLITIQUE La mise en place d'un nouveau gouvernement se complique...

Avec Reuters

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Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, après un entretien avec le président libanais Michel Suleiman, au palais présidentiel, à Baabda près de Beyrouth, le 27 juin 2009.
Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, après un entretien avec le président libanais Michel Suleiman, au palais présidentiel, à Baabda près de Beyrouth, le 27 juin 2009. — REUTERS/ Mohamed Azakir

La crise se précise. Le chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a déclaré ce dimanche que son organisation chiite et ses alliés ne soutiendraient pas le Premier ministre libanais par intérim Saad Hariri dans ses efforts pour mettre sur pied un nouveau gouvernement lors des consultations qui doivent s'engager lundi.

Sarkozy propose un «groupe contact»

«L'opposition, à l'unanimité, ne choisira pas Hariri demain» comme candidat au poste de Premier ministre, a-t-il affirmé en refusant de dire qui il soutiendrait. Le gouvernement d'union nationale de Saad Hariri est tombé mercredi après le retrait des ministres membres du Hezbollah et de partis alliés à lui.

Le président libanais, Michel Souleimane, a invité les parlementaires à des consultations lundi sur la formation d'un nouveau gouvernement. A l'issue de ces consultations avec les députés de toutes tendances, le président demandera à un Premier ministre de former un nouveau gouvernement.

A Paris, l'Elysée a déclaré ce dimanche soir dans un communiqué que le président Nicolas Sarkozy avait mené de nombreux contacts sur la situation au Liban ces derniers jours. Il a proposé qu'un «groupe de contact» de pays entretenant des liens particuliers avec le Liban et la région mettent leurs efforts en commun pour aider le Liban à surmonter ses difficultés actuelles.