Ben Ali et sa famille accueillis en Arabie saoudite

MONDE La France aurait refusé l'accès à son territoire...

P.B. avec Reuters

— 

Le président tunisien Ben Ali à l'aéroport de Tunis-Carthage, le 22 décembre 2010
Le président tunisien Ben Ali à l'aéroport de Tunis-Carthage, le 22 décembre 2010 — AFP PHOTO / FETHI BELAID

Après un long périple, le président déchu a trouvé une terre d'asile, au moins pour un temps. Dans la nuit de vendredi à samedi, Ben Ali et sa famille sont arrivés en Arabie saoudite. L'information a été confirmée par les autorités du royaume.

>> Tous les événements de vendredi à revivre ici, la réaction d'un expert, là, le témoignage d'un Tunisien, là

«Le royaume salue l'arrivée de Zine el Abidine Ben Ali et de son épouse», est-il écrit dans un communiqué diffusé par l'agence officielle de presse saoudienne. Un responsable saoudien a déclaré à Reuters que l'ancien président tunisien se trouvait dans la ville portuaire de Djeddah.

La France n'a pas souhaité l'accueillir, selon une source officielle française, alors que plusieurs médias avaient indiqué que l'avion de Ben Ali se dirigeait vers l'Hexagone après une escale à Malte.

Un retour en Tunisie pour l'instant écarté

Contesté de plus en plus violemment dans la rue, Ben Ali a quitté la Tunisie vendredi après 23 années de présidence et il a remis le pouvoir à son Premier ministre Mohamed Ghannouchi.

«Le royaume affirme son soutien complet au peuple tunisien et espère que les Tunisiens dans leur ensemble resteront unis pour surmonter cette période difficile de leur histoire», ajoute l'agence saoudienne SPA. La décision d'accueillir Ben Ali se fonde sur les «circonstances exceptionnelles» actuellement en vigueur en Tunisie, poursuit SPA.

L'Arabie saoudite a déjà reçu par le passé des dirigeants déchus, comme l'ancien dictateur ougandais Idi Amin Dada, qui a passé les dernières années de sa vie à Djeddah.

Mohamed Ghannouchi a auparavant déclaré qu'il resterait à la tête du pays jusqu'à la tenue d'élections. Interrogé sur Al Djazira, il a indiqué que Ben Ali ne pourrait pas revenir dans son pays au vu «des circonstances actuelles». Il a ajouté que les opposants en exil étaient libres de revenir dans leur pays.