Julian Assange: «Nous ne pourrons pas survivre» sans dons

M.P.

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Julian Assange devant le manoir dans lequel il réside près de Norwich, en Grande-Bretagne, depuis sa libération sous caution, le 17 décembre 2010.
Julian Assange devant le manoir dans lequel il réside près de Norwich, en Grande-Bretagne, depuis sa libération sous caution, le 17 décembre 2010. — Kirsty Wigglesworth/AP/SIPA

En liberté surveillé depuis le 16 décembre dans un manoir de l'est de l'Angleterre, Julian Assange attend la suite de la procédure judiciaire le visant. Il comparaît ce mardi devant un tribunal de Londres qui devra statuer sur son éventuelle extradition.

La Suède réclame le transfert sur son sol du fondateur de WikiLeaks, accusé d’agressions sexuelles. Plus formellement, l’extradition de l’Australien devrait être discutée dans un mois, l’audience du jour sera consacrée aux formalités.

«Nous continuerons»

Dans un entretien à France Info, Julian Assange dit vivre une «situation orwellienne». «Les attaques que nous subissons n'ont jamais été aussi fortes mais dans le même temps, les soutiens que nous recevons n'ont jamais été aussi importants», explique-t-il. «Mais nous continuerons le combat. Jusqu'à présent, la justice britannique a écouté ce que nous avions à dire. Quoi qu'il arrive, nous continuerons. Le nombre de publications quotidiennes s'est intensifié ces derniers temps et va continuer à augmenter», prévient-il.

Mais l'argent va commencer à poser un problème. «Nous ne pourrons pas survivre au train où vont les choses (…) L’argent des donateurs a du mal à nous arriver, parce que tous nos comptes sont bloqués. J’estime que nous perdons 500.000 euros par semaine», a expliqué l'Australien à Europe 1.