Craintes de l'Onu à propos du processus de paix au Népal

Avec Reuters

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Le processus de paix au Népal risque d'échouer en raison des querelles persistantes entre les anciens rebelles maoïstes et les autres formations politiques, ont prévenu jeudi les Nations unies. Leur mission dans ce pays doit prendre fin le 15 janvier.

Les divisions politiques portent notamment sur la façon dont seront assumées les responsabilités de l'Onu une fois celle-ci partie. L'idée selon laquelle ces divisions annoncent l'échec programmé du processus de paix risque bien de se réaliser, a averti Karin Landgren, qui dirige la Minunep. «On ignore ce qu'il adviendra après le retrait de la Minunep», ajoute-t-elle, en disant craindre «un vide juridique».

La Minunep a été déployée au Népal en 2007 afin de surveiller l'application de l'accord de paix ayant mis fin à la guerre civile entre les maoïstes et le régime monarchique alors au pouvoir. Ce conflit avait fait plus de 16.000 morts. Depuis 2008 et l'abolition de la monarchie, le processus de paix n'a pas progressé.  Les maoïstes et les autres mouvements politiques s'opposent notamment sur l'intégration des anciens rebelles dans les forces légitimes et sur la composition du gouvernement.

Le fragile gouvernement en place à Katmandou dit qu'une commission spéciale assumera les responsabilités de la mission de l'Onu. Les maoïstes réclament pour leur part un maintien de la Minunep au moins jusqu'en mai, date à laquelle doit se réunir l'assemblée constituante chargée de doter le Népal d'institutions républicaines.