Espagne: Zapatero prévoit une croissance positive pour le quatrième trimestre 2010

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Le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a assuré ce jeudi que le pays connaîtrait au quatrième trimestre «une croissance positive», après avoir crû faiblement aux deux premiers et stagné au troisième.

«2010 a été une année difficile», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres. «Elle devait être une année dans laquelle nous passions de la récession à la reprise, et cela s'est produit», a-t-il souligné.

L'Espagne est en effet sortie en début d'année de plus de douze mois de récession et n'a connu aucun trimestre négatif (par rapport au précédent) depuis.

Décroissance de 0,3% sur l’année

«Le quatrième trimestre aussi connaîtra une croissance positive», a assuré José Luis Zapatero, même si «nous savons que c'est une croissance lente, faible».

Au premier trimestre, le PIB espagnol a crû de 0,1%, puis de 0,3% au deuxième, avant de stagner au troisième. Sur l'année, le gouvernement table sur une décroissance de 0,3%.

«Les objectifs de réduction du déficit seront remplis en 2010 et 2011», a également affirmé le chef de l'exécutif. Le gouvernement est engagé dans une politique d'austérité pour parvenir à un déficit public de 9,3% (après 11,1% en 2009), puis 6% en 2011 et 3% en 2013.

Pensions de retraite et salaire minimum augmentés de 1,3%

José Luis Rodriguez Zapatero a aussi annoncé une hausse du salaire minimum et des pensions de retraite en 2011, assurant vouloir, «malgré la crise économique, continuer à faire un effort spécial de solidarité».

«Toutes les pensions (de retraite) auront une augmentation en 2011 de 1,3%». Les pensions minimales seront elles augmentées de 2,3%, a-t-il ajouté. Quant au salaire minimum, «le gouvernement a décidé de l'augmenter de 1,3%», a-t-il indiqué. «Malgré la crise économique, nous continuons à faire un effort spécial de solidarité», a-t-il assuré.

Le gouvernement socialiste a adopté cette année de nombreuses mesures d'austérité, dans le but de rassurer les marchés, inquiets de la solidité financière du pays, et de réduire les déficits publics.