Côte d'Ivoire: l'UE maintient la pression sur Gbagbo, la Cédéao temporise

CÔTE D'IVOIRE algré la visite de la Cédéao, le président sortant n'est toujours pas prêt à céder sa place...

J. R. avec Reuters

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T. Gouegnon/ Reuters

La communauté internationale ressert les rangs et reste ferme face à Laurent Gbagbo. Mercredi, le ministère des Affaires étrangères français a assuré que les 27 pays membres de l'Union européenne ne reconnaîtront comme ambassadeurs de la Côte d'Ivoire «que les personnalités nommées par Alassane Ouattara». Bernard Valero, porte-parole du ministère, a évoqué une «approche concertée» et adoptée la semaine dernière déjà.

Menace de rupture des liens diplomatiques

Cette décision intervient au lendemain des propos du président sortant Laurent Gbagbo, qui a annoncé mardi soir qu'il romprait les liens diplomatiques avec les pays reconnaissant les ambassadeurs nommés par son rival.

Le Quai d’Orsay a également rappelé que l'assemblée générale des Nations unies avait reconnu la validité des pouvoirs délivrés par Alassane Ouattara à une nouvelle délégation auprès de l'organisation.

Une seconde visite prévue pour la délégation

De leur côté, les trois présidents africains qui se sont rendus mardi à Abidjan devraient retourner sur place le 3 janvier afin de poursuivre les négociations avec Laurent Gbagbo, lequel refuse toujours de quitter le pouvoir. «Cette deuxième visite déterminera la suite», a déclaré mercredi Goodluck Jonathan, président nigérian et de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).  

La Cédéao n'a pas exclu un recours à la force si Laurent Gbagbo restait inflexible mais Goodluck Jonathan a dit penser que cela ne serait pas nécessaire. «Quand il y a un désaccord, c'est le dialogue qui peut le régler. Et le dialogue est en cours», a-t-il dit. En outre, la Gambie, qui fait partie de l'organisation ouest-africaine, s'est dite opposée à l'usage de la force, qu'elle juge contraire aux chartes de la Cédéao et de l'Union africaine.