Adoption du traité Start par le Sénat américain: Obama et Medvedev saluent une étape «historique»

DIPLOMATIE Les deux leaders ont eu une conversation téléphonique, jeudi...

P.B. avec Reuters

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Les présidents américain, Barack Obama, et russe, Dmitri Medvedev , signent le nouveau traîté Start, à Prague, le 8 avril 2010.
Les présidents américain, Barack Obama, et russe, Dmitri Medvedev , signent le nouveau traîté Start, à Prague, le 8 avril 2010. — AFP PHOTO / YURI KADOBNOV

L'affaire des espions russes est oubliée: les relations entre Washington et Moscou sont au beau fixe. Jeudi, Barack Obama et Dmitri Medvedev ont discuté au téléphone, saluant l'adoption «historique» du traité Start par les Etats-Unis.

La chambre basse du Parlement russe commencera dès vendredi à examiner en première lecture le traité de réduction des arsenaux nucléaires signé entre la Russie et les Etats-Unis, a annoncé jeudi le président de la commission des Affaires étrangères de la Douma d'Etat.

 

«Les travaux sur le traité reprendront après la reprise de la session parlementaire en janvier», a dit Constantin Kossatchev, cité par des agences de presse.

 

30% de têtes nucléaires en moins

Cité auparavant par l'agence de presse Ria, le président de la Douma d'Etat, Boris Grizlov, un proche du Kremlin, avait indiqué qu'un vote de la Douma pourrait intervenir dès vendredi si la résolution du Sénat américain approuvant le traité «n'a pas modifié le texte de l'accord».

 

Par 71 voix contre 26, le Sénat américain a donné son feu vert mercredi à ce traité Start signé en avril à Prague par les présidents américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev.

 

Considéré à Washington comme l'un des éléments centraux de la tentative de rapprochement entre les deux pays, ce texte pourrait apporter un argument de poids face à l'Iran et la Corée du Nord, dont les programmes nucléaires sont considérés par les Etats-Unis comme des facteurs de risques de prolifération dans le monde.

 

Pour entrer en vigueur, le traité Start doit être ratifié par les deux chambres du Parlement russe. Il devrait s'agir d'une formalité car la Douma comme le Conseil de la Fédération sont tout deux dominés par Russie unie, le parti du président Dmitri Medvedev et du Premier ministre Vladimir Poutine. Les deux hommes sont favorables au traité qui prévoit un maximum de 1.550 têtes nucléaires déployées pour chacun des deux pays, soit une réduction de 30% par rapport à 2002.