Côte d'Ivoire: Les casques bleus resteront

CRISE C'est la réponse de l'ONU à Laurent Gbagbo qui veut chasser les militaires étrangers de son pays...

Reuters
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Des casques bleus de l'Onuci à Bouaké, en Côte d'Ivoire, le 2 décembre 2010.
Des casques bleus de l'Onuci à Bouaké, en Côte d'Ivoire, le 2 décembre 2010. — AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

Pas question de céder aux pressions. Alors que Laurent Gbagbo veut bouter l’ONU hors de la Côte d’Ivoire, la réponse de Ban Ki-moon a été très claire.

Les casques bleus de l'ONU resteront en Côte d'Ivoire pour y accomplir leur mandat en dépit du retrait exigé par Laurent Gbagbo, a annoncé samedi le secrétaire général de l'ONU.

 

Dans un communiqué diffusé par son porte-parole, Ban Ki-moon se dit déterminé à ce que «l'Onuci accomplisse son mandat et continue de surveiller et de rassembler les preuves concernant toute violation des droits de l'homme, incitation à la haine et à la violence ou attaque sur les casques bleus de l'ONU». Quelque 10.000 casques bleus et policiers de l'Onuci et 950 soldats français du dispositif Licorne sont déployés en Côte d’Ivoire.

 

Farhan Haq, le porte-parole de Ban Ki-moon, a ajouté que le secrétaire général de l'Onu était «profondément préoccupé par les attaques contre une patrouille de l'ONU et des sentinelles au siège de l'Onuci commises par des éléments des forces ivoiriennes de sécurité apparemment loyaux à Laurent Gbagbo».

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit discuter lundi de la situation en Côte d'Ivoire et du renouvellement du mandat actuel de l'Onuci, qui expire au 31 décembre.