Human Right Watch demande à la Syrie de libérer un opposant ayant critiqué l'Iran

Reuters

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L'ONG Human Rights Watch (HRW) a exhorté vendredi les autorités syriennes à libérer l'écrivain et militant politique Ali Abdallah. Ce dernier risque d'être traduit devant un tribunal militaire pour avoir critiqué les violations des droits de l'homme en Iran, un allié stratégique du régime de Damas.

Ali Abdallah, qui avait fini en juin de purger une peine de 30 mois de prison pour «atteinte au moral de la nation», a été réincarcéré dès sa libération pour avoir, de sa cellule, critiqué la mainmise des religieux sur le système iranien et le déroulement de l'élection présidentielle de 2009, qui a vu la réélection controversée du radical Mahmoud Ahmadinejad.

«Le gouvernement, connu pour sa totale intolérance aux critiques, atteint ainsi un nouveau plancher», a estimé dans un communiqué Sarah Leah Whitson, directrice pour le Moyen-Orient de HRW, une ONG basée à New York. «Les autorités syriennes ne se satisfont plus d'emprisonner les critiques pacifiques de leur propre politique. Maintenant elle veulent châtier les gens pour ce qu'il disent sur d'autres gouvernements», a-t-elle poursuivi.