Côte d'Ivoire: Revivez les événements de vendredi

M.P.

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20h00: Ce live est terminé, merci de nous avoir suivi.
A retenir:
Il n'y a pas eu de marche des pro-Ouattara, malgré l'appel du président élu.

La Communauté internationale hausse le ton contre Gbagbo et le menace de poursuites.


Washington invite Gbagbo à s'exiler.

Lire ici la synthèse de la journée

19h40: Gbagbo invité à s'exiler
Au moins un Etat africain a proposé d'accueillir Laurent Gbagbo si le président ivoirien sortant, qui refuse sa défaite face à Alassane Ouattara, accepte de quitter son pays, a déclaré vendredi le diplomate américain William Fitzgerald, chargé des affaires africaines au département d'Etat.  «Il y a au moins un Etat africain qui a proposé un départ 'en douceur' mais c'est à Gbagbo que revient la décision», a dit Fitzgerald dans une interview à Reuters.
18h50: Pessimisme chez les pro-Ouattara?
D'après l'envoyé spécial du Nouvel Obs, qui a parlé à des Ivoiriens soutenant Ouattara, ces derniers sont déçus et ont peur. Ils n'ont pas d'armes pour se défendre alors que Gbagbo a des soldats armés pour le défendre.
17h40: Ban et la «parodie de démocratie»
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, juge que le maintien au pouvoir de Laurent Gbagbo conduirait à une «parodie de démocratie». Il faut qu’Alassane Ouattara puisse prendre ses fonctions, a insisté Ban Ki-moon lors d’une conférence de presse vendredi.
17h00: Le CICR «vivement préoccupé»
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est «vivement préoccupé» par les événements en Côte d’Ivoire. «Le CICR appelle toutes les personnes impliquées dans ces affrontements violents à respecter les principes humanitaires élémentaires. Les vies doivent être épargnées, l'intégrité physique et la dignité des personnes respectées», rappelle un communiqué.
16h30: Washington craint un «ressentiment anti-américain»
Le département d’Etat  américain «a autorisé le départ du personnel non-essentiel et les familles du personnel de l’ambassade américaine» en Côte d’Ivoire, selon un communiqué publié vendredi et rapporté par Afrik.com. Le texte ajoute qu'un «ressentiment anti-américain n’est pas à exclure» en Côte d’Ivoire.
15h44: L'appel à manifester pas suivi
D’après un correspondant de Reuters, l'appel du camp Ouattara à de nouvelles manifestations n'a apparemment pas été suivi par la population vendredi. Les rues d’Abidjan sont calmes vendredi après-midi.
15h38: Le PS appelle au retrait de Gbagbo
«Le PS appelle M. Gbagbo à annoncer son retrait sans délai», annonce un communiqué. «Le PS appelle également à ce que toutes les manifestations, légitimes, se déroulent dans le calme, afin qu’à la confiscation du pouvoir ne s’ajoute pas un bain de sang inutile», ajoute le texte signé par Jean-Christophe Cambadélis.
15h08: Deux corps découverts
Les corps de deux Ivoiriens, tués par balle, ont été découverts dans un quartier populaire pro-Ouattara, par un journaliste de l'AFP. Impossible de dire dans quelles conditions ils ont été tués.
15h00: Abdou Diouf plaide pour Ouattara
«Laurent Gbagbo doit partir», selon Abdou Diouf, l'ex-président sénégalais cité par L’Express. D’après lui, son départ est non-négociable, mais les conditions de son départ et sn futur statut peuvent être discutés.
14h25: Ambiance tendue à Abidjan
D'après l'envoyé spécial du Nouvel Obs à Abidjan, l'ambiance est tendue dans la capitale économique. Des forces de l'ordre fidèles à Gbagbo quadrillent les quartiers populaires, notamment celui d'Abobo, fief de Ouattara. D'après le journaliste, consigne a été donnée de tirer au moindre attroupement.
14h00: Abidjan quadrillé par les militaires
Les militaires loyaux à Laurent Gbagbo quadrillent tous les quartiers d’Abidjan,
selon un journaliste de l’AFP, alors que les partisans d’Alassane Ouattara sont appelés à marcher sur la radio télévision d’Etat (RTI).
13h55: Retour du médiateur de l'UA
Le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, est arrivé vendredi à Abidjan dans l’espoir de trouver un terrain d’entente entre les deux parties.
13h50: L'UE enjoint l'armée à rallier Ouattara
Dans une déclaration adoptée à l'issue d'un sommet à Bruxelles, les dirigeants de l’UE appellent l’armée ivoirienne à se placer sous l’autorité du «président démocratiquement élu» Alassane Ouattara.

13h20: L'ultimatum de Sarkozy à Gbagbo
Le président ivoirien Laurent Gbagbo doit quitter «avant la fin de la semaine» un pouvoir qu'il «usurpe» s'il ne veut pas faire l'objet de sanctions européennes. C'est ce qu'a déclaré Nicolas Sarkozy ce vendredi lors d'une conférence de presse à l'issue du conseil européen de Bruxelles.

13h15: Médiation compliquée
«Nous avons deux leaders qui ne se parlent plus. Chacun est persuadé d'avoir raison. Le problème, c'est qu'il n'y a plus de troisième homme pour rapprocher les deux camps. La communauté internationale a adopté un parti pris tellement clair dès le départ, qu'elle ne peut plus organiser les négociations»: c’est le constat posé par l'historien ivoirien Henri-Michel Yéré, professeur à l'université de Bâle, joint par Mediapart.

13h00: La mise au point de la chef de la diplomatie européenne
Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, «rappelle que la responsabilité finale de la crise politique réside chez ceux qui empêchent un transfert rapide et pacifique du pouvoir au président élu Alassane Ouattara».  Elle a également appelé au calme les deux parties.

Les partisans de Ouattara vont de nouveau tenter vendredi de marcher sur la radio télévision d'Etat (RTI) toujours aux mains des pro-Gbagbo. Jeudi, la marche s'est soldée par des affrontements. 

Pour le moment, la marche n'a pas commencé et les abords de la RTI sont cernés par un important dispositif policier et militaire