Julian Assange est libre: «J’espère continuer mon travail et établir mon innocence»

JUSTICE La haute cour de Londres avait confirmé en appel sa libération conditionnelle...

M.P. avec Reuters

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S. Wermuth/ AFP

Julian Assange s'est présenté, libre, peu avant 19h00 ce jeudi, devant les journalistes. «J’espère continuer mon travail et établir mon innocence», a-t-il déclaré alors que les flashs crépitaient sur les marches de la haute cour de Londres. Il a remercié ceux qui l'ont soutenu durant sa détention provisoire, depuis le 7 décembre. 

La haute cour de Londres avait confirmé en appel un peu plus tôt la mise en liberté sous caution de Julian Assange. Le fondateur de WikiLeaks est poursuivi en Suède pour viols et violences sexuelles, des accusations que l'Australien dément.  «Il souhaite manifestement laver son honneur parce que sinon ces accusations resteront suspendues au-dessus de sa tête», a fait valoir le président de la Haute Cour, Duncan Ouseley, qui a confirmé la libération conditionnelle de l’Australien. Dans sa décision, la juridiction d'appel précise que Julian Assange devra demeurer dans une maison appartenant à l'un de ses riches partisans dans l'est de l'Angleterre, justifier de sa présence chaque jour auprès de la police et porter un bracelet électronique.

Pas un fugitif?

Mardi, un tribunal de Londres avait déjà accepté sa libération conditionnelle contre une caution de 200.000 livres sterling (282.000 euros) et un contrôle judiciaire strict (bracelet électronique, couvre-feu, etc.), mais le parquet avait fait appel de cette décision au nom des autorités suédoises.

«La cour ne considère pas que dans ce cas elle a affaire à un fugitif essayant d'échapper à la justice, ou cherchant à se soustraire à un interrogatoire et à des poursuites», a précisé Duncan Ouseley.

Visé par un mandat d'arrêt international émis par la Suède, l'Australien de 39 ans s'était rendu le 6 décembre à la police britannique et placé en détention provisoire dans la foulée.