Motion de censure: Silvio Berlusconi s'en sort de justesse

ITALIE La motion de censure à l'encontre du gouvernement du Cavaliere a échoué à trois voix près...

B.D. avec Reuters
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Le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, applaudit le vote du Sénat à Rome, le 14 décembre 2010.
Le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, applaudit le vote du Sénat à Rome, le 14 décembre 2010. — REUTERS/Tony Gentile

Il s'en sort, une fois de plus. La Chambre des députés a rejeté ce mardi en début d'après-midi la motion de censure déposée par l'opposition à l'encontre du gouvrnement Berlusconi. Il Cavaliere l'a échappé de peu, puisque les députés ont voté à 314 voix contre 311 contre la motion.

En fin de matinée, le gouvernement de Silvio Berlusconi avait déjà obtenu comme prévu la confiance du Sénat italien,  où il dispose d'une majorité confortable. Il a obtenu la confiance des sénateurs  par 162 voix contre 135.

Les députés ont failli en venir aux mains

Lors de l'examen de la motion de censure, le  président de la Chambre, Gianfranco Fini a du suspendre le vote pendant quelques instants, après qu'une dispute a éclaté entre ses partisans, le  groupe Futur et  Liberté pour l'Italie: la députée Katia Polidori, a en effet décidé de voter en faveur de Silvio  Berlusconi, contrairement aux consignes de vote de son groupe. Elle a été prise à partie par ses collègues, alors que les partisans de Silvio Berlusconi l'ont défendue. Ils ont failli en venir aux mains, et les huissiers de la Chambre qui ont  dû les séparer avant que la situation ne dégénère.

Cependant, Silvio Berlucsoni devrait tout de même être obligé de se  présenter dans  les prochaines heures devant le président italien  Giorgio Napolitano, et pourrait être obligé de remanier son  gouvernement, au vu de l'écart de voix  minime à l'issue du vote des  députés.

Une «victoire à la Pyrrhus»

Pier Luigi Bersani, chef de file du Parti démocrate (opposition), a qualifié ce vote de «victoire à la Pyrrhus». «Vous, M. le président du Conseil, n'êtes plus en position de gouverner», a-t-il lancé à la tribune de l'assemblée. En effet, malgré cette victoire, l'avenir de la coalition de centre-droit au  pouvoir demeure incertain en raison de sa très courte majorité  qui compliquera l'adoption de réformes par le Parlement.

Au même moment, à l'extérieur, la police avait bloqué le centre de Rome et affronté  des manifestants. Ces derniers ont lancé des pétards et des bombes de peinture  sur le Sénat ainsi que des oranges sur le ministère de l'Economie.