un terrain d'ententeà cancÚn

Lucie Soullier

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Standing ovation à Cancún. Au terme de la 16e conférence onusienne sur le climat, un accord a finalement été trouvé. Une quasi-unanimité inespérée. Après douze jours de tensions entre les 194 Etats membres, seule la Bolivie s'est ainsi opposée à l'accord prévoyant notamment un « fonds vert » pour aider les pays en développement à faire face aux conséquences du réchauffement. Autres avancées du texte : l'amorce d'une protection des forêts tropicales contre la déforestation et l'idée d'un partage des technologies propres. Un virage positif qui permet à la communauté internationale de tourner la page de Copenhague, immense déception de l'an dernier. Cancún permet donc de relancer le processus, mais l'accord reste modeste. Ainsi, le règlement du désaccord majeur, à savoir l'avenir du protocole de Kyoto qui ne court que jusqu'en 2012, a été repoussé. Le Japon, la Russie et le Canada affirmant la nécessité d'y associer les Etats-Unis, la Chine et l'Inde.