Cancun ne veut pas se finir sur un échec

A. Le G.

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Enrayé depuis l'immense déception de Copenhague, le processus de négociation onusien joue sa survie à Cancun, au Mexique, où les représentants de 194 Etats sont réunis depuis le 29  novembre et jusqu'à ce soir. Objectif : éviter une réédition de l'échec de Copenhague, il y a un an. Car l'absence d'accord à l'issue de ce rendez-vous affecterait un peu plus la capacité des Nations unies à traiter les problèmes internationaux.
Mais de profondes divergences subsistent, notamment sur l'avenir du protocole de Kyoto, qui fixe aux seuls pays industrialisés des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu'en 2012. Japon, Canada et Russie menacent de ne pas lui donner de successeur si les pays en développement refusent de s'engager eux aussi dans la réduction des émissions. Emmenés par la Bolivie, ces derniers veulent voir au préalable les pays industrialisés adopter des objectifs plus ambitieux pour 2013.