sakineh aurait été libérée

gilles wallon

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Sakineh Mohammadi Ashtiani avec son fils avant une interview à une télévision iranienne.
Sakineh Mohammadi Ashtiani avec son fils avant une interview à une télévision iranienne. — STRINGER / REUTERS

Enfin libre ? Sakineh Mohammadi Ashtiani, l'Iranienne condamnée à mort par lapidation par le régime de Téhéran, pourrait avoir été libérée, peu après la libération de son fils et de son avocat. C'est ce qu'a annoncé, hier soir, le Comité anti-lapidation, un collectif qui militait pour sa libération.
Le Quai d'Orsay a délaré qu'il tentait de se faire confirmer l'information. Le Comité, qui a son siège en Allemagne, a également indiqué attendre la confirmation de la nouvelle, qui pourrait être annoncée, cette nuit, sur la télévision iranienne.

Quatre ans de détention
Si tel était le cas, cela marquerait la fin d'une détention de quatre ans pour cette femme de 43 ans, condamnée deux fois en 2006, d'abord pour adultère, ensuite pour son implication dans le meurtre de son mari. Ses « aveux » dans cette affaire lui auraient été arrachés sous la torture, selon des organisations en faveur des droits de l'homme.
C'est en 2007 que Sakineh a été condamnée à mort par lapidation. Mais ce n'est que trois ans plus tard, en juillet 2010, que l'affaire a pris une dimension internationale, après une vaste campagne d'information lancée par son fils et sa fille, alors que la menace de son exécution se rapprochait de plus en plus.
Relayée par les médias, et par les hommes politiques, l'« affaire Sakineh » a obligé les autorités iraniennes à réagir. En septembre 2010, elles avaient publiquement repoussé son exécution, en affirmant qu'il ne s'agissait que d'une suspension temporaire. Le Comité anti-lapidation avait ensuite affirmé, en novembre 2010, que Sakineh était menacée de pendaison.