WikiLeaks: Washington admet des conséquences sur sa diplomatie

FUITES Certains pays se montrent moins coopératifs...

M.P. avec Reuters
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Barack Obama en visite officielle à Moscou, aux côtés de son homologue russe Dmitri Medvedev, le 6 juillet 2009.
Barack Obama en visite officielle à Moscou, aux côtés de son homologue russe Dmitri Medvedev, le 6 juillet 2009. — REUTERS/Jim Young

Il fallait s’en douter, les nombreux mémos diplomatiques américains révélés ces derniers jours par WikiLeaks ont un impact. Certaines chancelleries se montrent moins coopératives avec les Etats-Unis depuis le début des fuites, qui pourraient avoir un effet durable sur la diplomatie américaine, a-t-on reconnu mardi à Washington.

«Nous avons des indications qui montrent au moins des changements dans la manière dont les individus et les gouvernements coopèrent avec nous et partagent leurs informations», a reconnu le colonel Dave Lapan, porte-parole du département de la Défense. «Difficile de quantifier, mais, une fois de plus, nous avons le sentiment d'une certaine réticence du fait de ces révélations», a-t-il poursuivi.

Scepticisme

Philip Crowley, porte-parole du département d'Etat, a quant à lui démenti tout remaniement du corps diplomatique américain pour remplacer le personnel impliqué dans les révélations de WikiLeaks, tout en reconnaissant du scepticisme de la part des gouvernements étrangers, dans certains cas. «Nous l'admettons, il pourrait y avoir certaines conséquences dans les rapports bilatéraux, a-t-il lancé lors d'un point de presse. Nous avons des indications selon lesquelles des réunions qui se déroulent d'ordinaire en présence de plusieurs diplomates en réunissent moins maintenant. Nous savons que, pour une réunion au moins, il a été demandé de laisser les carnets à l'extérieur de la salle.»

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, a été arrêté mardi à Londres et placé en détention provisoire. Il est poursuivi pour des affaires de moeurs en Suède.