Wikileaks: Berlusconi et Sarkozy, comme «deux chiens trop grands dans le même chenil»

POLITIQUE Les deux chefs d'Etat en prennent pour leur grade...

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Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi posent lors d'une conférence  de presse commune à l'occasion du sommet franco-italien, à l'Elysée, le 9 avril 2010.
Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi posent lors d'une conférence  de presse commune à l'occasion du sommet franco-italien, à l'Elysée, le 9 avril 2010. — AFP PHOTO LIONEL BONAVENTURE

En dépit de fuites de WikiLeaks, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a nié avoir affirmé à l'ambassadeur des Etats-Unis à Rome que l'influence du président français Nicolas Sarkozy en Europe était à son crépuscule.

«Le jugement qui m'a été attribué sur le président Sarkozy relève de la pure fantaisie. J'ai pour règle, quand je parle des autres, que ce soit des collègues ou des adversaires, de dire seulement des choses positives, sinon je me tais», déclare le Cavaliere dans un communiqué reçu vendredi.

«Des mâles dominants»

Selon un câble diplomatique de l'ambassade américaine à Rome daté du 1er janvier 2010 et cité par le site Wikileaks, voici quels auraient les propos tenus par M. Berlusconi à l'ambassadeur David Thorne le 3 décembre 2009, lors d'une réception de fin d'année à l'ambassade américaine: «L'étoile de Sarkozy est manifestement à son crépuscule en Europe et le président français n'exerce plus la même influence qu'il y a un an.»

Lors de cet entretien, le bras droit de Berlusconi, le secrétaire à la présidence du Conseil, Gianni Letta, aurait également dit à l'ambassadeur que les deux dirigeants étaient «tous deux des mâles dominants qui ont par conséquent tous les deux besoin d'occuper la scène politique, ils sont comme deux chiens trop grands dans le même chenil».