WikiLeaks n'a plus d'adresse sur la toile

INTERNET Après avoir perdu son nom de domaine .org...

© 2010 AFP

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Julian Assange, porte-parole et co-fondateur de WikiLeaks, en août 2010 à Stockholm.
Julian Assange, porte-parole et co-fondateur de WikiLeaks, en août 2010 à Stockholm. — LINA ALRIKSSON/SCANPIX SUEDE/SIPA

Difficile de se connecter à WikiLeaks. Le site, qui publie depuis dimanche des télégrammes diplomatiques américains, avait annoncé sur Twitter être de nouveau en ligne ce vendredi avec une nouvelle adresse suisse (wikileaks.ch) après six heures d'interruption. Mais l'url en question aboutit à une adresse IP (http://213.251.145.96/) et non à un nom de domaine .ch. Par ailleurs, la connexion est difficile. 

Le fournisseur de noms de domaine EveryDNS.net avait annoncé auparavant dans un communiqué avoir interrompu son service à WikiLeaks après des attaques informatiques massives contre le site de révélations de documents secrets.

Appel à des donations

«EveryDNS.net a fourni un service de système de nom de domaine (DNS, domain name system) à www.wikileaks.org jusqu'à 22h EST (eastern standard time, soit 4h en France), lorsque ce service a été interrompu», indique un communiqué sur le site d'EveryDNS.net.

Dans un autre message sur Twitter, WikiLeaks avait confirmé que son nom de domaine avait été désactivé par son fournisseur et appelé à des donations. «Domaine WikiLeaks.org tué par Américain everyDNS.net après allégations d'attaques massives», indique un message sur le compte Twitter du site.

«RENFORCEZ-NOUS», continue le message sur le fil Twitter de WikiLeaks, qui comprend un lien vers un site de donations.

Attaques informatiques

Des entreprises comme EveryDNS.net fournissent des noms de domaine et les transforment en adresse IP. Lorsque le service est interrompu, le site est désactivé.

WikiLeaks, qui a entamé dimanche la publication de quelque 250.000 notes de la diplomatie américaine, ce qui a suscité la colère de Washington et l'embarras de plusieurs gouvernements, avait rapporté ces derniers jours avoir été la cible d'attaques informatiques par déni de service (DDOS).

Par ailleurs, selon les recherches effectuées vendredi par l'AFP, le site WikiLeaks restait hébergé en France, sur les serveurs de la société OVH, et en Suède.