Suivez en direct les événements en Côte d'Ivoire: Laurent Gbagbo proclamé vainqueur de la présidentielle

C.C.

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S.VAN ZUYDAM / AP / SIPA
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20h16: Alassane Ouattara a revendiqué la victoire à l'élection
Il a déclaré qu'il rejetait l'annonce du Conseil constitutionnel déclarant vainqueur le chef de l'Etat sortant, Laurent Gbagbo.
20h: Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a entériné les résultats provisoires de l'élection présidentielle, donnant la victoire au candidat de l'opposition Alassane Ouattara
«Le secrétaire général félicite M. Alassane Ouattara (...) pour son élection et invite le président-élu à oeuvrer à une paix durable, à la stabilité et à la réconciliation en Côte d'Ivoire», a déclaré Martin Nesirky, porte-parole de l'Onu.
18h Le représentant de l'ONU en Cote d'Ivoire valide la victoire d'Alassane Ouattara, selon BFM TV
17h40: L'Union africaine s'est déclarée profondément préoccupée par la tournure des événements en Côte d'Ivoire
Elle a souligné qu'il était impératif de respecter la volonté du peuple et le résultat de l'élection présidentielle.
16h21: Laurent Gbagbo proclamé vainqueur par le Conseil constitutionnel
D'après France 24, le Conseil constitutionnel ivoirien a proclamé le président sortant vainqueur de l'élection présidentielle face à Alassane Ouattara. Il s'imposerait avec 51% des voix contre 49% à son adversaire.
15h38: Le Premier ministre ivoirien demande à l'ONU de certifier les résultats de l'élection
Dans un communiqué publié ce vendredi, Guillaume Soro indique avoir «pris acte de la proclamation des résultats provisoires du second tour de l'élection présidentielle de sortie de crise par la Commission électorale indépendante», mais il «reste en attente de la proclamation définitive des résultats par le Conseil constitutionnel». Le Premier ministre demande également au représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Côte d`Ivoire, de «certifier les résultats du scrutin présidentiel afin de lui permettre de tirer toutes les conséquences juridiques et politiques du processus électoral mené en Côte d’Ivoire». Guillaume Soro «invite solennellement tous les acteurs politiques à s’investir dans la préservation de la paix» et «tous les Ivoiriens et toutes les personnes vivant sur cette terre à garder la sérénité, à cultiver la patience, la tolérance et la concertation permanente en vue d’une sortie de crise apaisée et durable dans notre pays».
15h09: Ouattara n'accepte pas la remise en cause de sa victoire
Alassane Ouattara, proclamé vainqueur de l'élection présidentielle, n'acceptera pas la remise en cause de sa victoire par le Conseil constitutionnel, dont l'initiative risque de rallumer la guerre civile, a dit ce vendredi l'un de ses conseillers. Proche allié du président sortant Laurent Gbagbo, Paul Yao N'Dré, président du Conseil constitutionnel, organisme qui doit ratifier le résultat afin qu'il soit valide, a affirmé jeudi que l'annonce faite par la Commission électorale indépendante (CEI) était illégale car elle était intervenue après l'expiration du délai prévu, mercredi à minuit.
14h52: La réaction de la communauté internationale pourrait porter préjudice à la victoire de Ouattara
Laurent Gbagbo a toujours fait usage d'une rhétorique populiste et nationaliste, a indiqué à Reuters le politologue Gilles Yabi, estimant donc qu'une communauté internationale trop ouvertement favorable à Alassane Ouattara ferait le jeu du président sortant. «Je pense que la réaction de la communauté internationale va renforcer l'impression que le résultat est celui qu'elle désirait», a dit le chercheur au sujet des résultats provisoires donnant la victoire au candidat le plus policé, par ailleurs ex-directeur adjoint du Fonds monétaire international. Le sort du scrutin est désormais entre les mains du président du Conseil constitutionnel, qui a sept jours pour valider ou non le résultat. «Il y a toujours un risque qu'il soit la dernière arme de Gbagbo», dit Gilles Yabi, analyse indépendant. Laurent Gbagbo accuse les rebelles partisans de Ouattara d'avoir manipulé les résultats et intimidé les électeurs dans le Nord. Mais selon les résultats donnés par la CEI, il faudrait annuler près de 400.000 votes pour donner la victoire au président sortant
14h40: Tout est calme à Abidjan
Ce vendredi matin, Abidjan, la capitale économique, donnait l'image d'un pays dans l'attente. Le centre-ville ne grouillait pas de taxis, les magasins sont restés fermés et le port, d'où part normalement une grande partie de la demande mondiale de cacao, tournait au ralenti.
>> Lire le témoignage de Français expatriés en Côte d'Ivoire par ici
13h15: La France appelle «au calme» et à la «responsabilité»
Le porte-parole du Quai d'Orsay l'a indiqué lors d'un point presse ce vendredi.
12h42: Les vols d'Air France en provenance et à destination de la Côte d'Ivoire sont suspendus
En raison de la fermeture des aéroports ivoiriens, la compagnie aérienne française n'est «pas en mesure d'opérer ce vendredi», a-t-elle indiqué à 20minutes.fr. Un vol aller-retour était prévu.
12h40: Alassane Ouattara se serait réfugié auprès des forces internationales la nuit dernière
L'adversaire de Laurent Gbagbo «s'est réfugié dans un logement de fortune dans la nuit de jeudi à vendredi, protégé par les forces internationales», d'après Europe 1.
12h16: Les résultats seront proclamés dans «les jours qui viennent» selon l'ambassadeur de Côte d'Ivoire en France
Interrogé ce vendredi matin sur Europe 1, Pierre Kipré, a indiqué que le Conseil constitutionnel ivoirien «est le seul habilité à proclamer les résultats et il va le faire dans les jours qui viennent», précisant que l'organisme avait «sept jours pour donner sa réponse». «Le représentant  du secrétaire général des Nations unies certifiera le résultat», selon lui. Par ailleurs, l'ambassadeur de la Côte d'Ivoire en France a justifié la fermeture des frontières du pays au nom de la sécurité. Quant à la suspension des médias étrangers, elle est déterminée parce que «la parole tue et pousse à la révolte, à des comportements désordonnés», d'après l'ambassadeur de Côte d'Ivoire en France. Ce dernier a ajouté que les Français vivant en Côte d'Ivoire n'avaient rien à craindre pour leur sécurité car «ils n'ont rien à voir dans nos problèmes». «Laissez les Ivoiriens régler les problèmes des Ivoiriens», a-t-il conclu.




«Ouattara n’est pas le président élu»
10h56: Le Burkina Faso appelle «d'autres acteurs» à s'impliquer dans la crise ivoirienne
En Afrique, le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Alain Yoda, a été l’un des premiers à réagir, selon RFI, qui rappelle que le voisin de la Côte d'Ivoire «assure la médiation dans la crise ivoirienne à travers le président Blaise Compaoré». «La confusion qui règne en ce moment ne peut trouver solution que si d'autres acteurs s'impliquent également», a indiqué Alain Yoda à la radio internationale. «Tous ceux qui s'intéressent à la Côte d'Ivoire devraient faire ce qu'ils peuvent faire pour amener ce pays à comprendre les intérêts de la Côte d'Ivoire et les intérêts des Ivoiriens pour que les élections qui ont été conduites puissent aboutir à un chef qui a été choisir par les Ivoiriens et qui puisse diriger le pays», a-t-il ajouté.
10h47: Grand rassemblement à Abidjan pour poursuivre la célébration de la victoire d'Alassane Ouattara
Le compte Twitter des supporters d'Alassane Ouattara annonce un grand rassemblement ce vendredi matin, à 11h, à leur QG d'Abidjan, «pour continuer la fête».
10h04: Le secrétaire exécutif des pays de l'APC s'inquiète d'une nouvelle crise
Le diplomate ghanéen Mohamed Ibn Chambas, secrétaire exécutif des pays du groupe des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), s'est inquiété sur RFI de la tournure des événements en Côte d'Ivoire. Le pays «va tomber dans une crise vraiment désavantageuse pour toute l'Afrique», selon lui, alors que «plusieurs observateurs internationaux étaient là» et qu'«ils ont déjà exprimé que le processus (électoral) était libre et transparent». «Nous attendons des autorités ivoiriennes qu'elles laissent le processus aller jusqu'au bout», a-t-il averti.
9h45: Pour un responsable de l'OIF, «les résultats sont clairs»
Malgré l'invalidité du résultat de l'élection présidentielle par le Conseil constitutionnel, Hugo Sada, délégué à la paix , la démocratie et les droits de l'homme à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), a estimé sur RFI que le processus électoral était déjà «un pas en avant» et que la proclamation des résultats était «absolument nécessaire», ne pouvant plus être retardée en raison de risques importants de troubles. Hugo Sada croit enfin que malgré la décision du Conseil constitutionnel, «les résultats sont clairs» quant à la victoire prochaine d'Alassane Ouattara.
9h39: Jack Lang appelle Laurent Gbagbo «à respecter la démocratie»
Interrogé par France Inter ce vendredi matin, Jack Lang, qui a ouvertement soutenu Laurent Gbagbo ces dernières semaines, «et ne le regrette pas», a indiqué avoir appelé les proches du président sortant «à garder leur calme, à respecter la démocratie et à sortir de la situation par le haut». Mais, en échange, Alassane Ouattara «devrait accomplir quelques gestes d'apaisement et se tourner vers Laurent Gbagbo pour tendre vers une concorde nationale». 

La situation en Côte d'Ivoire est toujours aussi trouble après que le Conseil constitutionnel, dirigé par un proche de Laurent Gbagbo, ait invalidé jeudi la victoire d'Alassane Ouattara au second tour de l'élection présidentielle. Un peu plus tôt, le président de la Commission électorale indépendante en Côte d'Ivoire avait pourtant annoncé la victoire d'Alassane Ouattara avec 54,1% des voix, contre 45,9% pour le président sortant.

Le risque de débordements étant particulièrement élevé, l'armée ivoirienne a pris les devants en fermant les frontières terrestres, aériennes et maritimes du pays «jusqu'à nouvel ordre». Par ailleurs, un représentant du Conseil national de la communication audiovisuelle ivoirien a annoncé que toutes les chaînes et stations de radio étrangères, dont CNN, RFI et France 24, allaient être suspendues «dans un souci de sérénité».