grève générale anti-austérité

L. S.

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Des services de santé aux transports en passant par les banques, hier, le Portugal tournait au ralenti. Selon le syndicat CGTP, la totalité des ports avait même suspendu leur activité. Une grève générale inhabituelle dans un pays où les deux principaux syndicats n'en avaient pas organisé, ensemble, depuis 1988. Les raisons de la colère résident dans les mesures d'austérité destinées à réduire la dette et le déficit portugais. Côté gouvernement, l'heure n'est pas au changement de cap. Le Premier ministre, José Socrates, a d'ailleurs affirmé qu'il ne toucherait ni aux baisses de salaires ni à l'augmentation de la fiscalité déjà prévues. Une obstination d'autant plus forte qu'après l'Irlande, le Portugal est considéré par de nombreux analystes comme le prochain qui en appellerait à l'aide internationale pour redresser son économie. Des explications qui étaient loin de suffire à apaiser les piquets de grève, hier, parmi lesquels le mécontentement grondait contre la politique menée par le gouvernement.