Al-Qaida ne pourra pas être vaincu

SECURITE C'est un général britannique qui le dit...

Avec Reuters

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Al-Qaïda et son chef Oussama ben Laden restent "la menace numéro un" pour la sécurité des Etats-Unis, a déclaré mercredi le président élu américain Barack Obama, après un nouveau message audio de l'inspirateur des attentats du 11 septembre 2001.
Al-Qaïda et son chef Oussama ben Laden restent "la menace numéro un" pour la sécurité des Etats-Unis, a déclaré mercredi le président élu américain Barack Obama, après un nouveau message audio de l'inspirateur des attentats du 11 septembre 2001. — AFP/IntelCenter

C’est une nouvelle qui devrait réjouir Oussama ben Laden. L'Occident mène contre Al-Qaida une guerre qui peut contenir le militantisme islamiste mais non le vaincre militairement, estime le général David Richards, chef d'état-major des forces armées britanniques.

«Avons-nous besoin de le vaincre dans le sens d'une nette victoire militaire?»

«Avant tout, il faut se demander: Avons-nous besoin de le vaincre (le militantisme islamiste) dans le sens d'une nette victoire militaire? Je dirais que cela n'est pas nécessaire et que de toute façon cela ne pourra pas se faire», dit-il dans une interview au Sunday Telegraph. «Mais pouvons-nous le contenir suffisamment pour que nous et nos enfants puissions vivre en sécurité? Je pense que nous le pouvons», poursuit-il.

Il ajoute que la Grande-Bretagne compte bien mettre fin à ses missions de combat en Afghanistan d'ici 2014-2015 mais ne précise pas combien de temps des soldats de la coalition devront rester dans ce pays pour appuyer les forces nationales afghanes. Le général Richards, nommé le mois dernier à la tête des forces armées, a souligné que le retrait des contingents étrangers ne se ferait pas tant que la région n'aura pas été stabilisée.

Le prince William ne devrait pas retourner en Afghanistan

Par ailleurs, il précise qu'il ne s'opposera pas à ce que le prince Harry, s'il le demande, retourne servir dans les forces britanniques en Afghanistan mais ajoute que son frère aîné William, deuxième dans la ligne de succession à la couronne derrière son père le prince Charles, devrait éviter de se rendre dans une zone de conflit.

Pour ce qui est de William, «je conseillerais qu'il n'y aille pas (...) D'ailleurs il n'a pas été formé pour cela, donc ce n'est vraiment qu'une hypothèse d'école», souligne le général. «Pour Harry, qui a passé dix semaines dans le Helmand en 2008 et, on le sait, veut retourner au front, c'est une question différente», indique-t-il.