Les frais d'inscription à l'université vont bondir en Angleterre

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Les frais d'inscription à l'université en Angleterre devraient considérablement augmenter d'ici 2012, certaines facultés pouvant jusqu'à tripler les frais d'entrée, a annoncé mercredi le secrétaire d'Etat britannique chargé des Universités, David Willetts.
Les frais d'inscription à l'université en Angleterre devraient considérablement augmenter d'ici 2012, certaines facultés pouvant jusqu'à tripler les frais d'entrée, a annoncé mercredi le secrétaire d'Etat britannique chargé des Universités, David Willetts. — Loic Vennin AFP/Archives

Les frais d'inscription à l'université en Angleterre devraient considérablement augmenter d'ici 2012, certaines facultés pouvant jusqu'à tripler les frais d'entrée, a annoncé mercredi le secrétaire d'Etat britannique chargé des Universités, David Willetts.

Actuellement, les frais d'inscription pour les étudiants britanniques et européens dans les universités anglaises ne peuvent pas dépasser 3.290 livres (3.777 euros, 5.275 dollars) par étudiant et par an.
Mais mercredi, le gouvernement a annoncé sa volonté de les augmenter: les universités pourront les fixer à 6.000 livres maximum, et dans «des circonstances exceptionnelles» à 9.000 livres.

Les facultés qui souscriront à des programmes de bourses pour accueillir davantage d'étudiants modestes seront autorisées à fixer ces frais à 9.000 livres, selon le projet gouvernemental qui doit encore être approuvé par le Parlement.
Même s'il a prévu d'augmenter sensiblement les frais d'entrée, le gouvernement n'a pas suivi les recommandations d'un rapport rendu en octobre, qui conseillait le déplafonnement des frais d'inscription.
Les propositions faites mercredi «offrent un avenir prospère aux universités, qui auront plus de liberté (...), et elles assurent aux étudiants de la qualité» dans l'enseignement, a estimé David Willetts devant la Chambre des Communes.
C'est «le meilleur système de financement» compte tenu du contexte économique difficile, a réagi le président des universités du Royaume-Uni, Steve Smith, tandis que le Parti d'opposition travailliste a qualifié ce projet de «vraie tragédie».
 

Les propositions du gouvernement interviennent après l'annonce en octobre d'un plan d'austérité sans précédent pour tenter d'éliminer la quasi-totalité du déficit public en cinq ans.
Elles pourraient causer des tensions au sein du gouvernement de coalition composé des conservateurs et des libéraux-démocrates, en place depuis mai. Pendant la campagne électorale, les libéraux-démocrates s'étaient en effet engagés à ne pas augmenter les frais de scolarité.

Ces propositions ne concernent pas les étudiants qui n'appartiennent pas à l'Union européenne et qui paient déjà des frais de scolarité souvent très élevés et fixés par chaque université.