Une femme va diriger le plus grand syndicat italien, une première

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Susanna Camusso a été élue mercredi secrétaire générale de la CGIL, devenant la première femme à diriger le plus grand syndicat italien, a annoncé la CGIL.
Susanna Camusso a été élue mercredi secrétaire générale de la CGIL, devenant la première femme à diriger le plus grand syndicat italien, a annoncé la CGIL. — Alberto Pizzoli AFP

Susanna Camusso a été élue mercredi secrétaire générale de la CGIL, devenant la première femme à diriger le plus grand syndicat italien, a annoncé la CGIL.

«En plus de 100 ans d'histoire (du syndicat), Susanna Camusso est la première femme à la tête de la CGIL», a indiqué le syndicat sur son site internet.

Visiblement émue, Mme Camusso, qui a recueilli 79% des voix, a rendu hommage à son prédécesseur Guglielmo Epifani et a souligné que son mandat serait «difficile», étant donné «l'état dans lequel se trouve l'Italie» sur le plan social.

 

Cette nomination était attendue car M. Epifani, qui dirigeait la CGIL depuis huit ans, avait fait de Mme Camusso sa dauphine. Elle avait été nommée secrétaire générale adjointe en juin.

M. Epifani a salué sa «détermination» et son «expérience» et a assuré qu'il n'avait «aucun doute» sur sa «capacité à affronter les problèmes» de l'Italie.

Ancré à gauche, la CGIL est le plus grand syndicat italien avec plus de 5 millions d'adhérents.

 

Susanna Camusso arrive à la tête de la CGIL dans un contexte de forte division du front syndical alors que le patronat, dirigé également par une femme, Emma Marcegaglia, et le groupe automobile Fiat en particulier, font pression pour une réforme des relations sociales.

Plus modérées, les deux autres grandes centrales italiennes, Cisl et Uil, ont signé en 2009 un accord sur la réforme des contrats de travail donnant davantage de place à la négociation au niveau de l'entreprise que la CGIL a refusé de parapher.

Cisl et Uil ont également signé avec Fiat en juin un accord durcissant les conditions de travail dans l'usine de Pomigliano (sud) en échange de la relocalisation de la production de la Panda.

 

Mme Camusso sera également confrontée aux divergences au sein de sa propre confédération entre la ligne réformiste qu'elle incarne et la branche métallurgie, Fiom-CGIL, plus radicale.

«J'espère qu'avec nous et les autres syndicats, elle voudra travailler pour plus de croissance, plus de compétitivité et plus de productivité» et qu'elle «réussira à gérer la partie la plus conservatrice de son syndicat», a déclaré la semaine dernière Emma Marcegaglia.