Sarkozy aurait exigé de surseoir à l'exécution de Sakineh, selon BHL

IRAN Le philosophe l'a dit sur Europe 1 et RMC...

C. F.

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P. Wojazer/ REUTERS

Nicolas Sarkozy aurait haussé le ton. Sakineh, condamnée à mort par lapidation en Iran pour  adultère et complicité de meurtre de son mari, devrait son nouveau sursis au chef de l’Etat français, a affirmé Bernard Henry-Lévy sur Europe 1 et RMC mercredi.

Selon le philosophe, très engagé dans la mobilisation en faveur de Sakineh, Nicolas Sarkozy a décroché son téléphone.  «Il a fait savoir aux autorités iraniennes qu'il faisait de l'affaire Sakineh une affaire personnelle. Et que si l'on touchait, ce sont ses mots dans la conversation que nous avons eue hier soir, à un cheveu de Sakineh, cela interromprait ipso-facto tous les dialogues aujourd'hui en cours. Ce message est passé directement et il semblerait qu'il ait été entendu» par les autorités iraniennes.
 
Le ministre des Affaires étrangères iranien «Manouchehr Mottaki m'a affirmé que le verdict final dans l'affaire  concernant Sakineh Ashtiani n'avait pas été prononcé par la justice iranienne et que les informations concernant son éventuelle exécution ne correspondaient pas à la réalité», a déclaré de  son côté le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, dans un communiqué.