« On est à mille lieues de ce qui se fait en France »

à Lille, Gilles Durand

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Un Lillois à New York. Le jeune Hugo Roussel vient de faire un virage singulier en termes de trajectoire politique. L'an dernier, il était à la tête des mouvements lycéens contre les réformes. Depuis, il a décroché son bac à Lille et un job d'organisateur à New York dans l'équipe de campagne du Parti démocrate. Son rôle : coordonner les volontaires qui contactent chaque jour des milliers d'électeurs pour les inciter à voter pour les élections de « midterms » (lire ci-dessus). L'effort se concentre sur sept circonscriptions de New York où les résultats seront serrés.

Etre français ne dérange personne, pour peu qu'on soit performant
Une méthode qui avait permis à Barack Obama de faire basculer le scrutin en 2008. « Ici, on ne tracte pas. Des études montrent qu'un coup de fil est mille fois plus efficace », explique Hugo Roussel, impressionné par l'efficacité politique des partis aux Etats-Unis. « Le fait que je sois français ne dérange personne, pour peu que je sois performant », ajoute-t-il. En 2007, il avait participé à la campagne de Ségolène Royal pour l'élection présidentielle. Membre du conseil national du Parti socialiste, il peut comparer. « On est à mille lieues de ce qui se fait en France », explique-t-il. Son choix est déjà fait pour 2012: il sera à New York pour soutenir la campagne d'Obama.